Dans sa dernière analyse, Sotheby’s International Realty France – Monaco précise que les marchés régionaux ont connu une année 2013 difficile.
L’année 2013 aura été une année plutôt difficile sur le front du marché immobilier haut de gamme. Selon la dernière analyse de Sotheby’s International Realty sur ce segment, certains marchés ont été à la peine.
En Rhône-Alpes, certains marchés ont toutefois mieux tenu que d’autres. Olivier Roche, gérant de « Propriétés de Megève Sotheby’s International Realty » et de « Propriétés de Courchevel Sotheby’s International Realty » note ainsi que si le marché a été marché très hésitant, dans la continuité de 2012, les prix, eux, n’ont quasiment pas bougé. Le nombre de transactions a toutefois chuté.
« A Megève et Courchevel, les Français achètent de moins en moins, et les étrangers seulement des « top affaires », des super coups, inférieurs au prix du marché affichés. Le bien immobilier est aujourd’hui assimilé à un produit financier» indique Olivier Roche. « En ce qui concerne nos marchés « bulles » de Courchevel et Megève, les prix des biens intéressants baisseront très lentement car il n’est pas vital de vendre rapidement pour les propriétaires fortunées » ajoute-t-il.
Sur Chamonix, les prix ont, eux aussi, eu tendance à baisser. Pour Paul Robberse, directeur de « Vanipaul Immobilier Sotheby's International Realty » 2013 « n’était pas si mauvaise mais les clients sont hésitants à cause de la fiscalité de la France qui fait peur aux futurs acquéreurs. » Les prix ont baissé de 10% à 15% par rapport aux prix demandés, « voire de temps en temps -20% ». Pour lui, « les prix « ajustés » en 2014 devraient rester stables à ce niveau, en tous cas à Chamonix ».
Le lac d’Annecy intéresse moins les étrangers
Mais certains marchés, comme le lac d’Annecy, ont souffert. Pour Pascal Chevaux, gérant de « Perle du Lac Sotheby’s International Realty », le chiffre d’affaires pour la zone a chuté de 32% par rapport à 2012. Pour ce dernier, les prix sont encore trop élevés, « et des acquéreurs qui ont peur d'acheter trop cher préfèrent attendre ne sachant pas quand le prix sera le plus bas ». La zone intéresse uniquement des acheteurs français, les étrangers et notamment les suisses, ayant disparu du marché. « Il n’y a pratiquement plus de clients au-dessus de 2 millions d’euros » note Pascal Chevaux, qui prévoit une possible baisse de 5% en 2014 avant une stabilisation.
En Bourgogne, selon Kevin Passmore, directeur associé de « Sud Bourgogne Sotheby’s International Realty », l’année a été comme 2012, difficile, avec une baisse des prix de 10%. La région attire moins d’étrangers mais plus de parisiens et de lyonnais « ayant vendu leur résidence principale qui se trouvent en position de force à la campagne. » Selon lui, les prix devraient continuer à baisser en 2014.
