<p>Richard Brumm et Gérard Collomb (SDH/LPI)</p>
Le maire de Lyon a présenté mercredi le compte administratif 2013, sorte de bilan financier de l’année écoulée. L’occasion pour l’édile d’indiquer que l’année prochaine devrait être marquée par des hausses de fiscalité locale et des coupes dans les dépenses de la ville.
Le maire de Lyon présentait mercredi, avec l’adjoint délégué aux Finances publiques, Richard Brumm, le compte administratif 2013, sorte de bilan financier de la ville au titre de l’année dernière. Les dépenses de fonctionnement se sont élevées à 547 millions d'euros, quand les recettes réelles de fonctionnement atteignaient 632.4 millions d’euros. La fiscalité directe a notamment rapporté 311 millions à la ville, quand les dotations de l’Etat représentaient 114.7 millions.
Côté dépenses, la masse salariale représente la majeure partie de celles-ci, avec 308,6 millions d'euros soit une hausse de 2% par rapport à 2012, liée notamment à la création de 48 postes affectés à la fois à la cantine scolaire et à la police municipale.
Reste toutefois qu’un phénomène tend à impacter de plus en plus la ville, à savoir le FPIC (fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales). Ce mécanisme de péréquation devrait de plus en plus affecter les communes riches comme Lyon, qui reverseront aux communes en plus grande difficulté.
Résister au choc
« Comme vous le savez, l’État a décidé de porter son action sur la réduction de la dette publique. Vous savez que sur la baisse de 50 milliards, 11 milliards seront prises en charge par les collectivités locales. Ce qui veut dire que les dotations vont baisser de 11 milliards » a expliqué le maire de Lyon, qui a qualifié cette baisse d’ « extrêmement drastique » « La ville de Lyon est dans une situation bien meilleure que bien des collectivités locales. Nous allons nous mettre en position de résister à ce choc » a-t-il indiqué. De ce fait la municipalité prévoit une hausse de la fiscalité directe. « Elle sera moindre que celle que nous avions fait en 2008, malgré la gravité de la situation. Elle se montera à 5% et non pas à 6% comme lors du précédent mandat. Mais il n'y a aucun caractère de soutenabilité si nous ne faisions pas cette augmentation d'impôt» a indiqué l'élu. Cette hausse de la fiscalité se repartira notamment sur les taxes d’habitation et foncières.
« Nous avons pris comme hypothèse que ce sont les communes et intercommunalités qui allaient le plus subir l’effet de ce prélèvement sur les dotations des collectivités locales, de manière à pouvoir appréhender l’avenir avec un certain réalisme. Si nous avons une bonne surprise, c’est tant mieux» a expliqué le maire. Pour pouvoir faire face à ces prélèvements, la commune va donc réduire ses dépenses de fonctionnement, et « refaire une évaluation du périmètre de la ville de Lyon », de manière à pouvoir trouver 40 millions d’économies. Un niveau d'investissement sera maintenu, à 600 millions d'euros. "La ville de Lyon connait un accroissement démographique relativement important et il faut mettre en place un certain nombre d'équipements nouveaux". Pour le maire, Lyon a géré jusqu’à maintenant avec rigueur l’évolution des charges, et notamment la masse salariale. Pour permettre de pouvoir générer de l’autofinancement. « Mais là, c’est un effort supplémentaire, un changement d’échelle qu’il va falloir réaliser d’ici les prochaines années » annonce-t-il.

Normal, c’est la seule façon de faire de la gauche !!
C’est facile et seuls les « bons » paient.
J’ai déjà pris 350% de plus l’année dernière sans raison, je n’ai pas les moyens de poireauter plus cette années… Saleté de gouvernement et de lobbying !!!
des pourris ces politiques , vive la revolte !