Les ventes au détail en France ont progressé de 14,6%, et les ventes en bloc ont, elles, augmenté de 11,7% par rapport à la même période de 2013. Ce qui permet à l'ensemble des ventes de s'afficher en légère croissance sur l'année.
La Fédération des Promoteurs Immobilier faisait part ce matin des chiffres de ventes sur l’ensemble de l’année 2014 au niveau national. Et l’exercice, s’est finalement soldé par une légère croissance des ventes, comme en région lyonnaise : +3% par rapport à 2013, à 76 580 logements. « Le dernier trimestre a compensé la baisse des 9 premiers mois » a noté la fédération. Les prix, eux, sont stables : 3932 euros sur l’année 2014, soit seulement 0.1% de moins qu’en 2013.
Ce regain d’optimisme de fin d’année ne s’est bien sûr pas immédiatement traduit dans les mises en vente. Celles-ci reculent en effet de 8,9% à 85 604 unités. L’offre a dû « s’ajuster à la baisse en raison de la difficulté à lancer de nouvelles opérations, dans un contexte où l’extrême frilosité de nombreuses collectivités locales s’est aggravée depuis un an » indique l’organisation. L’offre commerciale retrouve son niveau de fin 2013, à 90 000 unités soit 14,1 mois de ventes.
Regain au niveau de l’investissement
Cette croissance des ventes s’explique notamment par un regain au niveau de l’investissement, qui est, lui, en hausse sensible sur l’année, de 11.6%. Grâce notamment à un retour de l’investissement au 4ème trimestre, dont les annonces réalisées fin août par Manuel Valls ne sont pas étrangères. «Cette évolution témoigne d’un retour de la confiance pour l’investissement dans la pierre, consécutif aux annonces du Gouvernement et au lancement du dispositif Pinel » explique la FPI dans son communiqué.
Mais la confiance semble également être revenue au 4ème trimestre du côté de l’accession à la propriété. Toutefois, sur l’année, les chiffres demeurent en deçà de ceux de 2013, malgré la faiblesse des taux d’intérêt : « cette baisse témoigne à la fois de l’inquiétude des accédants face à la conjoncture économique et sociale, de la difficulté de l’accès au crédit et de l’absence en 2014 de mesures significatives de nature à relancer l’accession. Toutefois, l’évolution récente du prêt PAS apporte une réponse nouvelle notamment aux primo‐accédants » indique la FPI.
Le Plan de relance « a répondu aux attentes »
Pour François Payelle, président de la FPI, une reprise en 2015 de la construction de logements est « crédible », si tant est que les pouvoirs publics la consolident. « Le Plan de relance du Gouvernement a répondu aux attentes, pour peu que les derniers décrets relatifs à des mesures techniques importantes sortent rapidement ».
Mais il pointe également les freins qui existent au niveau local. « Les acteurs publics locaux doivent aussi faire preuve de détermination et de responsabilité pour accompagner un marché de l’immobilier qui reste fragile, là où sont les besoins. Or ces derniers mois, trop de projets conformes aux règles d’urbanisme ont été bloqués sans fondement réel, mettant en difficulté les entreprises qui les portent souvent depuis longtemps et hypothéquant la relance qui se dessine. Il ne faut pas que cette situation dure, sinon la rechute pourrait être rapide et les besoins en logements des Français encore moins bien satisfaits» a indiqué le président de la FPI.
