Pour l'UNIS, la mise en application de cette obligation est une chose positive pour les professionnels.
L’UNIS s’est réjouie, dans un communiqué, de la mise en application de l’obligation imposée aux professionnels détenteurs de cartes professionnelles (syndics de copropriété, gestionnaires locatifs, agents immobiliers) de suivre une formation continue, instaurée par la loi ALUR. Les modalités de ces formations ont en effet été définies par un décret en date du 18 février 2016. Les dirigeants, directeurs d’établissements secondaires, salariés habilités, mais aussi les agents commerciaux doivent désormais se conformer à cette obligation.
Le volume de formation sera donc de 42 heures de formation sur 3 ans ou de 14h de formation par an. La formation est soumise à contrôle tous les trois ans, au moment du renouvellement des cartes professionnelles. C’est à partir du 1er avril 2016, qu’entrera progressivement en vigueur cette obligation, à compter et selon les dates de renouvellement des cartes professionnelles.
« Le fondement essentiel d’un secteur en reprise »
L’UNIS considère que la formation continue des professionnels répond à un besoin d’adaptation des métiers de l’immobilier aux exigences sociétales et numériques. Depuis 20 ans le secteur de l’immobilier s’est profondément transformé : d’un secteur marchand, il est devenu un secteur de prestations de services. Pour être le meilleur, il faut offrir les meilleurs services. Cette exigence de qualité que les adhérents de l’UNIS veulent offrir à leurs clients suppose plus d’investissements dans des sujets comme la transition énergétique, la dématérialisation, et la maîtrise des techniques facilitant la transparence de l’information et l’accès fluide et rapide aux données en ligne.
Point négatif toutefois passé par l’UNIS : le fait que les « critères qualitatifs proposés, tant par les syndicats professionnels que par les associations de consommateurs », n’aient pas été retenus par le ministère lors de la rédaction du décret. Pour Christophe Tanay, président de l’UNIS, « la formation professionnelle continue est le fondement essentiel d’un secteur en reprise ».
Le représentant de l’organisation ajoute que l’Union soutient «les efforts entrepris en faveur de la formation continue (des) professionnels qui complètera indiscutablement leurs connaissances du terrain ». « Avec l’ensemble des représentants de la profession, je ferai en sorte que les textes réglementaires à venir apportent de la respiration et non une asphyxie à un secteur qui accueille de nombreux jeunes qui suivent un cursus en alternance» conclut Christophe Tanay
