<p>(SDH/LPI)</p>
L’organisation a fustigé dans un communiqué la fin programmée de certaines aides dans les secteurs dits « détendus ».
La prochaine fin du PTZ en zone B2 et la disparition du Pinel en zone C ne passent pas à la LCA-FFB. La fédération née de la fusion entre l'Union des Maisons Françaises (UMF) et l'Union des Constructeurs Immobiliers de la FFB (UCI-FFB) a en effet immédiatement fustigé, dans un communiqué, la « suppression brutale des dispositifs prêt à taux zéro (PTZ) et Pinel en zones B2 et C », confirmée ce jour à l’occasion de la présentation par le gouvernement de sa « stratégie logement ».
« La mise sous soins palliatifs du PTZ en zone B2 durant l’année 2018 ne constitue qu’une transition pour une mort annoncée, qui sera extrêmement dommageable pour la production de logements et l’accession à la propriété des plus modestes », note l’organisation professionnelle, qui craint que dès 2019, les ménages modestes de la zone B2, privés d’aides, s’éloignent encore plus des zones tendues en logement afin de rejoindre des zones de foncier moins cher. Ce qui aboutirait à « un effet inverse à la volonté de recentrer les constructions dans des zones plus urbanisées », note-t-elle.
L’organisation regrette que l’analyse des zones de tension « ne se fasse qu’au regard des niveaux de loyers et de prix et non du taux d’effort des ménages qui reste aussi important en zones dites ‘détendues’ qu’en zones tendues ».
Coup d’arrêt
Selon elle, la fin du PTZ en zones B2 et C va se traduire par un sérieux coup d’arrêt en termes de construction et va en outre priver 50.000 à 70.000 ménages modestes « d’une aide indispensable pour s’engager dans l’accession à la propriété dans des conditions parfaitement sécurisées »
Cette annonce risque, de plus « de casser la dynamique de croissance du logement retrouvée depuis deux ans et par conséquent à détruire des emplois », mais aussi de « rompre la cohésion des territoires et renforcer la fracture territoriale ». La disparition du Pinel en zone B2 pourrait de plus peser négativement sur l’offre locative neuve, « au détriment d’une réponse adaptée aux besoins de mobilité et au parcours résidentiel ».
Il existe, selon cette fédération une contradiction entre ces mesures et l’objectif affiché de « construire plus, mieux et moins cher ». « Ce regret est d’autant plus fort que d’autres mesures annoncées s’avèrent très positives et rejoignent les voeux exprimés de longue date par les professionnels : l’abattement fiscal sur les plus-values foncières, l’arrêt de l’inflation normative et la simplification des réglementations ou encore la lutte contre les recours abusifs », a conclu la LCA-FFB dans son communiqué.
