<p>Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires (Capture USH)</p>
Le projet de baisse des APL, couplée à une diminution des loyers de la part des bailleurs, inquiète le mouvement HLM. Et les propos du ministre mardi n’ont pas rassuré les acteurs du logement social.
Le congrès de l’union sociale pour l’habitat (USH) a débuté mardi, dans un contexte pesant. Les annonces gouvernementales sur la réforme des aides personnalisées au logement inquiètent en effet les bailleurs, qui craignent pour leur capacité à investir dans les années à venir.
En ouverture du congrès, le président de l’USH, Jean-Louis Dumont, a souhaité à la veille de la présentation du projet de loi de finances 2018, évoquer les principaux enjeux du moment. « La situation que nous vivons actuellement est exceptionnelle. Parce que vous avez construit, organismes HLM tous confondus, plus que jamais, dans une montée de la production qui était exprimée par une volonté politique, et par les nouveaux outils dont on s’est doté pour savoir où il y a de la demande, et quelle demande ».
1,5 milliard économisé sur les réductions de loyer
Dans le projet de loi de finances 2018 rendu public mercredi, la baisse des loyers perçus par les bailleurs sociaux doit compenser la diminution des aides personnelles au logement (APL) auxquelles ont droit les locataires HLM. La réforme inscrite au projet de loi prévoit, au total, une réduction de 1,7 milliard d’euros du montant des aides personnalisées au logement, dont une part sera assumée par le mouvement HLM. Or sur ce montant, 1,5 milliard sera économisé au titre de la mise en œuvre des réductions de loyer de solidarité dans le parc social. Les APL devraient donc diminuer donc de plus de 50 euros, tout comme les loyers, pour ne pas que les locataires soient les perdants de la réforme.
Pour accompagner les organismes de logement social dans la réforme, « plusieurs mesures économiques leur seront consenties, sous la forme d’une stabilisation du taux du livret A pendant deux ans, suivie d’une réforme pérenne de la formule de calcul du taux, ainsi que d’un allongement de leur dette », précise le projet de loi de finances.
« L’anti-France, elle se niche à Bercy »
Le président de l’USH avait mardi, avant la publication du projet de loi de finances, dénoncé l’optique comptable de la haute administration des finances.
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