<p>(SDH/LPI)</p>
Face à la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat immobilier, certains acteurs font état d’une hausse des durées d’emprunt.
Les taux de crédit immobilier restent stables en mars, selon les baromètres publiés en ce début de mois par les principaux courtiers en crédit immobilier. Chez Empruntis, on n’observe pas de réelle tendance sur les taux, avec des mouvements divers au sein des grilles émanant des grands réseaux bancaires. Les barèmes communiqués “n'ont pas tous la même tendance : certains sont la hausse, certains à la baisse, d'autres restent stables”, notait, en fin de semaine dernière, Empruntis dans sa note mensuelle.
Un même constat est tiré chez Vousfinancer.com, qui note que certaines banques ont augmenté leurs taux de 0,05% à 0,15%, quand d’autres les ont baissés dans les mêmes proportions… “D’autres encore ont renvoyé des barèmes inchangés après avoir procédé à des hausses le mois précédent”, ajoute-t-il. « Compte tenu de la hausse significative des taux d’emprunt d’Etat en février, certaines banques ont fait le choix d’augmenter leurs taux de crédit quitte à être moins compétitives quand d’autres, à l’inverse, maintiennent une stratégie de conquête de clientèle en continuant à proposer des taux très attractifs. Dans ce contexte, les écarts de taux se creusent en fonction des banques mais également des profils car certaines baisses de taux ne concernent que les revenus les plus élevés… » explique Sandrine Allonier, directrice des relations banques de Vousfinancer.
Attentisme
Pour l’heure, la tendance est donc à l’attentisme. Selon Emprunt Direct, les banques ont opté pour le statu quo, “aidées en cela par une relative accalmie sur les marchés de taux, et un contexte concurrentiel toujours intense. Les établissements ayant, pour un grand nombre d’entre eux, maintenu des objectifs de production élevés, ceux-ci ne peuvent appliquer de hausses trop abruptes, faute de quoi les flux de production seraient redirigés vers des banques concurrentes. Aussi, si quelques-unes ont appliqué de légères hausses pour privilégier leurs marges, elles restent, pour l’heure, confrontées à une baisse de la demande, les obligeant à maintenir des taux attractifs”.
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