La fédération a réagi au plan Biodiversité annoncé mercredi par le Gouvernement.
Suite au mesures proposées par le plan Biodiversité annoncé mercredi par le Gouvernement, la LCA-FFB a rappelé dans un communiquer partager « l’évidente nécessité de protéger la biodiversité des territoires ».
Au sein du plan, la lutte contre l’étalement urbain et l’artificialisation des sols est citée, celle-ci ayant fait, rappelle la fédération l’objet de nombreux textes de loi depuis plus de trente ans. « Ces réglementations et les documents d’urbanisme locaux, qui ont été élaborés en fonction de ces objectifs, ont porté leurs fruits par une plus grande densification des constructions et un étalement urbain jugulé, au sens de la définition de l’Agence Européenne de l’Environnement. Tous les professionnels de l’aménagement et de la construction ont contribué positivement à cette évolution », indique la LCA-FFB.
Celle-ci nuance toutefois en indiquant que, pour continuer dans cette voie, il faudrait passer du mélodrame de la « consommation irréversible », entendue comme une disparition, à une analyse objective de la transformation des usages fonciers.
La fédération ne nie pas la réalité de l’artificialisation des sols, mais regrette en revanche la persistance de l’emploi impropre du terme « consommation ». Elle critique en outre la mise en exergue d’hectares artificialisés dont le nombre varie du simple au triple selon les sources statistiques (Corine Land Cover, ONCEA, DGFiP, Teruti-Lucas...). « Nous saluons le projet de publication annuelle d’un état des lieux de la ‘consommation d’espaces’, sous réserve de modification de cette appellation abusive et d’un travail scientifique préalable et partagé d’harmonisation des méthodes de mesure de l’étalement urbain et de l’artificialisation. Et ce, sous l’autorité d’une instance unique » affirme la fédédération.
Elle souligne que ces sujets complexes méritent une forte concertation, un partage des données et ne manquent pas de susciter des objectifs contradictoires, comme par exemple densifier et développer la nature en ville. Elle s’interroge notamment sur la possibilité véritable de densifier et de construire moins cher, alors que toutes les études montrent le contraire, et sur la volonté affirmée de « zéro artificialisation nette » en continuant à construire et à développer l’activité et l’emploi.
« Oui, protéger la biodiversité, c’est protéger les Français. Mais je crains le détournement d’une noble cause par des discours anxiogènes sur la « consommation irréversible d’espaces », qui légitimeraient un malthusianisme en matière de logements et de développement de l’activité économique », a conclu Patrick Vandromme, le président de LCA-FFB.
