Le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’il serait de nouveau candidat à la mairie de Lyon en 2020.
Gérard Collomb a annoncé dans le magazine « L’express » qu’il briguerait un nouveau mandat à la mairie de Lyon et à la présidence de la Métropole en 2020. Le ministre de l’intérieur devrait quitter son poste au gouvernement avant l’échéance, dans la foulée des élections européennes de 2019, fixées au 26 mai de l'année prochaine. "Si d'ici là on ne m'a pas diagnostiqué de maladie grave, je serai candidat à Lyon", a-t-il indiqué à l’hebdomadaire. L’annonce a surpris, alors même que l’exécutif est quelque peu chahuté suite aux différents soubresauts de l’été : affaire Benalla, démission de Nicolas Hulot ou encore hésitations, en cette rentrée, sur le prélèvement à la source.
Il y a quelques jours, l’ancien maire de Lyon avait, on s’en souvient, exprimé quelques doutes au micro de Jean-Jacques Bourdin, sur BFMTV. « Je pense que les uns et les autres, nous avons manqué d’humilité. J'étais dans le temps professeur de grec. En grec, il y a un mot qui s'appelle 'hubris', c'est la malédiction des dieux. Quand, à un moment donné, vous devenez trop sûr de vous, vous pensez que vous allez tout emporter. Il y a une phrase qui dit que 'les dieux aveuglent ceux qu'ils veulent perdre', donc, il ne faut pas que nous soyons dans la cécité». La sortie n’aurait, selon certains de nos confrères, pas été appréciée par l’Elysée. "Le ministre de l'Intérieur a raison. Il faut toujours écouter nos concitoyens", avait pour autant tempéré par la suite Emmanuel Macron.
Un retour à Lyon sans doute avant 2020
L'équipe en place jusqu'ici à Lyon et la Métropole, devrait évoluer. Lyonmag.com rapportait ce matin des propos de l’actuel maire de Lyon, Georges Képénékian. Celui ci a indiqué que Gérard Collomb « est sur l'idée de récupérer son bureau en juin 2019 ». Même chose pour David Kimelfeld, qui a également confié être prêt à laisser la présidence de la Métropole en cas de retour de Gérard Collomb et de sa volonté de récupérer celle-ci.
Une chose est sure : le contexte politique local de 2020 sera bien différent des élections précédentes, ce qui a sans doute constitué l’une des raisons de l’annonce de ce retour. A la Métropole, le groupe constitué autour de Jean-Paul Bret, « la Métropole autrement », ne fera pas cause commune avec les « En Marche » dans deux ans, comme l’a confié la semaine dernière Jean-Paul Bret. « Ce qui va changer, c’est qu’il va y avoir un scrutin à deux listes. Il va y avoir dans chaque bureau de vote deux listes», rappelait-il. L’équation politique de 2020 sera donc bien différente de celle de 2014, avec des inconnues, a minima sur le front du scrutin métropolitain.
