Le groupe vise par de plan à accompagner les salariés les plus pauvres dans l’accès au logement.
Le ministre du logement, Julien Denormandie, a planché avec les partenaires sociaux et le groupe Action Logement pour le logement des salariés les plus modestes. Dans un objectif d’accompagnement des salariés les plus pauvres dans l’accès au logement, le Groupe Action Logement a ainsi proposé de mobiliser une enveloppe de 9 milliards d’euros.
Le Gouvernement a demandé au groupe de mobiliser des moyens exceptionnels sur 4 priorités, à savoir la rénovation thermique, la mobilité du quotidien, l’adaptation des logements au vieillissement et la production de logement, y compris en Outre-mer. Le groupe, après ce travail réalisé avec le ministre et les partenaires sociaux, a établi un plan d’investissement autour de sept axes.
Ce matin, avec l’appui du #Gouvernement, avec @ActionLogement pour annoncer 9 milliards d’€ d’investissements : un plan inédit pour améliorer le #pouvoirdachat des salariés les plus modestes et leur accès au #logement. pic.twitter.com/o35Cs7C32g
— Julien Denormandie (@J_Denormandie) 10 janvier 2019
Des propositions qui complétent la loi ELAN
« Je me réjouis de ce plan d’investissement, d’une ampleur inédite. Il va nous permettre d’améliorer l’accès au logement et d’accélérer la rénovation dans l’habitat ancien. Cela va améliorer le quotidien de centaines de milliers de ménages, ce qui est l’objectif de mon action depuis 20 mois», a indiqué le ministre de la Ville et du Logement dans un communiqué.
Certaines de ces propositions « viennent complémenter les mesures mises en place dans la loi ELAN, comme la transformation de bureaux en logements, la production de logements sociaux et intermédiaires et à la lutte contre l’habitat indigne et la rénovation des copropriétés dégradées », indique le ministère.
Diversité des aides
D’autres aides permettront aux ménages les plus modestes de réaliser des travaux d’adaptation des logements au vieillissement et au handicap, via aménagement de les salles de bain Une enveloppe de 1 milliard d’euros permettra aux retraités de rester le plus longtemps possible dans leur logement.
Un autre point dans ces mesures présentées la semaine dernière concerne la baisse des dépenses énergétiques des foyers. Action Logement financera des travaux de rénovation, à hauteur d’ 1 milliard d’euros.Certains salariés pourront en outre bénéficier dans certains cas d’une prime de déménagement, afin de se rapprocher de leur lieu de travail.
« Nous pouvons être fiers de l’immense qualité du travail conduit avec Action Logement et les partenaires sociaux. J’attache aussi une très grande importance à l’adaptation des logements au vieillissement de la population. C’est un enjeu essentiel pour la Nation. Le détail des mesures et leur déclinaison opérationnelle seront présentés avant la fin du 1er trimestre », a indiqué Julien Denormandie.
Améliorer la qualité des logements
Les professionnels se sont, eux aussi, satisfaits de cette annonce, comme la fédération française du bâtiment, qui se félicite du plan d’investissement massif d’Action logement. La fédération voit dans ce plan une réponse concrète à la problématique du logement des salariés, mais aussi à des difficultés propres à certains territoires, « alors que la France traverse une crise sociale qui appelle des solutions rapides et diversifiées ».
Le plan permettra ainsi « d’accompagner financièrement l’amélioration de la qualité –notamment énergétique– des logements, la mobilité des salariés, les travaux d’adaptation au vieillissement, la transformation de bureaux en logements, la production de logements sociaux et intermédiaires, ainsi que la lutte contre l’habitat indigne et les copropriétés dégradées », souligne la FFB.
Pour son président, Jacques Chanut, « ce plan volontaire, élaboré par Action logement et le ministère de la Cohésion des territoires, arrive au bon moment, alors que les marchés du logement décrochent sous les coups de boutoir des mesures prises en loi de finances pour 2018. Compte tenu des habituels effets de levier, il devra permettre de financer, dès 2019 et sur trois ans, plus de vingt milliards d’euros de travaux. Reste toutefois la question de l’accession à la propriété des ménages jeunes ou modestes, pour laquelle l’annonce rapide d’une prorogation du PTZ hors grandes métropoles est impérative».
