<p>(SDH/LPI)</p>
Immonot.com a, publié, comme tous les deux mois, son enquête nationale réalisée début janvier 2019.
La crise politique de la fin 2018 semble avoir un impact sur le moral des notaires ce début d’année, selon les notaires interrogés par Immonot.com lors de son enquête nationale réalisée début janvier 2019 auprès d’études notariales réparties sur toute la France. Les notaires semblent plus hésitant en ce début d’année pour les deux prochains mois après une activité plutôt soutenue fin 2018.
Les correspondants négociateurs semblent, selon Immonot.com, avoir été « touchés par l’ambiance assez morose qui règne actuellement en France, les nouvelles tant sur le plan économique que politique n’étant pas particulièrement réjouissantes ».
« Alors que leur activité durant les derniers mois de l’année 2018 a été soutenue avec un parfait équilibre entre ceux ayant enregistré un léger déclin et ceux constatant son amélioration, les prévisions pour les deux mois à venir dénotent plus de pessimisme. Moins de 10 % d’entre eux anticipent dorénavant une amélioration des affaires contre 26 % leur détérioration, les autres pariant pour une stabilité du volume des transactions », note le professeur Bernard Thion pour Immonot.com.
Baisse des prix
Sa note indique que les récents évènement semblent avoir des répercussionssur les prix et notamment sur ceux du commerce, « comme si les débordements observés chaque samedi pouvaient avoir une incidence sur le niveau d’activité et donc sur le prix des commerces ». Sur le front des logements, les notaires correspondants sont peu confiants pour le début de l’année. La proportion des négociateurs à prévoir une hausse des prix des logements tombe à 5 % en deux mois, contre 13 %. La proportion des négociateurs prévoit un repli qui se stabilise à 24%. Quant aux terrains constructibles, les chiffres sont en faible évolution avec 26 % de pessimistes et 14 % d’optimistes.
Les correspondants d’Immonot.com s’orientent donc vers une baisse des prix plutôt que vers leur stabilité. Ceci les conduit « naturellement et dans leur très grande majorité à privilégier la vente en premier pour les logements ». Quant aux terrains, « les dispositions prises par le gouvernement en matière de construction avec la loi ELAN devraient avoir une incidence positive sur le prix des terrains. D’où une répartition plus équilibrée entre les partisans de la vente 60 % et ceux de l’achat 40 % ».
