<p>(SDH/LPI)</p>
Immonot.com a fait part, comme tous les deux mois, de son point de conjoncture immobilière chez les notaires.
Immonot.com a publié ce jour son enquête décrivant la tendance du marché immobilier, réalisée tous les deux mois. La dernière a été réalisée en juillet auprès d’études notariales réparties sur toute la France.
Le professeur Bernard Thion, qui commente cette étude pour Immonot.com, note qu’avec l’été et la période des vacances, les prévisions des notaires et négociateurs ont légèrement fléchi, mais demeurent globalement positives. Mais si 40 % d’entre eux prévoyaient une hausse des compromis signés pour fin juin, ils ne sont que 26 % à l’avoir réellement observée. Ceci a ainsi tempéré l’enthousiasme de certains notaires, l’un deux situé en Vendée parlant même d’un marché rural « basculant vers une somnolence estivale ». La proportion des pessimistes recule néanmoins en parallèle, passant de 23 % à 17 %. Cela se traduit par une légère inflexion de la courbe sur les prévisions d’activité à fin août (le solde s’élève à 13 % contre 16 % deux mois auparavant).
La vente avant l’achat
La tendance haussière observée dès le début de l’année s’étend maintenant aux commerces qui connaissent une remontée « fort prometteuse ». « Au niveau des logements, cette nouvelle enquête repose sur des avis très tranchés recueillis. Ils semblent provenir d’une certaine effervescence dans le mouvement des prix. En effet, les deux tiers de nos correspondants (64 %) considéraient au début de l’été que le marché était haussier contre un tiers (36 %) le voyant baissier. Or, deux mois plus tôt, les avis se répartissaient à égalité entre ces deux directions », note Immonot.
Concernant les prévisions sur l’évolution des prix à la fin des vacances, leur solde demeure toujours nettement positif, avec 21 % tablant sur une augmentation, 6 % pour une diminution, et 74 % pour une stabilité. Pour les terrains, des chiffres assez proches sont obtenus, avec respectivement 27 %, 7 % et 66 %.
Les notaires conseillent la vente avant l’achat. Il faut en effet compter parfois plus de six mois entre la consultation et la prise de décision. Aussi, alors que les prix ont tendance à remonter, plus de 75% des négociateurs estiment, à contre-courant, qu’il vaut mieux profiter des conditions actuelles pour vendre d’abord un logement avant d’en racheter un autre. « Ce réflexe de prudence, qui suppose un retournement du marché avec des prix en baisse, peut aboutir à une situation d’autant plus problématique que certains soulignent parallèlement le manque de biens au niveau des offres », précise Immonot. Ce dernier cite, pour expliquer ce manque de confiance en l’avenir, les tensions résultant de la guerre commerciale menée par les États-Unis, la proximité d’un Brexit dur et les menaces climatiques après une période de chaleur caniculaire. « Ces éléments n’entraînent pas, en effet, un optimisme démesuré quant à l’évolution des prix d’ici la fin de l’année en dépit de la faiblesse des taux qui devrait se maintenir encore quelque temps », indique Immonot.
Selon le portail, les conseils donnés au niveau des terrains sont beaucoup plus équilibrés « entre ceux qui proposent d’abord la vente (47 %) et ceux qui inclinent vers l’achat (43 %) et surtout une petite fraction d’entre eux (10 %) qui s’orientent prudemment vers l’attente d’une évolution tant économique que politique un peu plus calme ».
