<p>Bruno Arcadipane, président d’Action Logement Groupe (SDH/LPI)</p>
Ces aides visent à soutenir le pouvoir d’achat, favoriser la mobilité et améliorer le cadre de vie des salariés dans le cadre du plan d’investissement volontaire conclu entre le gouvernement et Action Logement.
Action Logement avait signé avec l’État un plan d’investissement volontaire (PIV) le 25 avril, lequel avait été présenté quelques jours plus tard en présence de son président, Bruno Arcadipane et du ministre chargé de la Ville et du Logement, Julien Denormandie.
L’acteur majeur du logement conventionné en France a annoncé ce jour trois des sept mesures destinées aux salariés à revenus modestes, lesquelles visent à améliorer leur cadre de vie, leur accès à l’emploi, leur pouvoir d’achat ou leur maintien à domicile en cas de perte d’autonomie. Leur montant cumulé atteint 2,1 milliards d’euros. Elles entrent en application ce 19 septembre.
Trois mesures
La première mesure est l’aide à la mobilité. Elles « s’adresse aux salariés qui, en déménageant, rapprochent leur domicile de leur lieu de travail et réduisent ainsi significativement leur temps de transport ou remplacent l’usage de leur véhicule personnel par les transports en commun ». Elle est délivrée en une fois, sous critère de ressources. D’un montant de 1 000 euros, elle peut être délivrée jusqu’à trois mois après le déménagement. L’enveloppe mobilisée par Action Logement en partenariat avec l’État s’élève à 100 millions d’euros pour ce dispositif.
La deuxième mesure est l’aide à l’adaptation du logement au vieillissement, laquelle s’adresse aux salariés retraités ou en perte d’autonomie, locataires ou propriétaires de leur logement, qui souhaitent faire réaliser des travaux dans leur salle de bain, remplaçant notamment leur baignoire par une douche et permettre ainsi leur maintien à domicile. Elle est aussi délivrée sous critère de ressources, et est d’un montant maximal de 5 000 euros. Elle couvre l’ensemble des travaux qui doivent être réalisés par un professionnel présentant le label Qualibat. Une enveloppe de 1 milliard d’euros est mobilisée pour ce dispositif.
La troisième mesure concerne l’aide pour les travaux de rénovation énergétique. Celle-ci s’adresse « aux salariés, locataires ou propriétaires de leur logement qui souhaitent réaliser des travaux d’isolation des murs et des combles, intervenir sur le système de chauffage ou sur les équipements d’eau chaude sanitaire ». Le financement, sous critère de ressources ou de localisation géographique (territoires « détendus »), se fait sous la forme d’une subvention pouvant aller jusqu’à 20.000 euros et peut être complétée d’un prêt (jusqu’à 30.000 euros). Action Logement en partenariat avec l’État mobilise une enveloppe de 1 milliard d’euros pour ce dispositif.
L’objectif est « que le logement s’adapte à l’individu et non le contraire »
Pour Julien Denormandie, l’objectif est « que le logement s’adapte à l’individu et non le contraire, c’est pourquoi ce sont des actions très concrètes en faveur des français que nous mettons en place aux côtés d’Action Logement ».
Pour Bruno Arcadipane, président du groupe Action Logement « concevoir et développer trois mesures en faveur de la mobilité, du pouvoir d’achat et des salariés vieillissant s’inscrit dans le cadre des missions d’Action Logement, au nom de l’utilité sociale. Avec le financement de ces mesures, le Groupe assume sa vocation d’acteur référent et responsable du logement social ».
Le vice-président du groupe Action Logement, Jean-Baptiste Dolci, indique lui que « les partenaires sociaux ont eu à cœur d’apporter des réponses et des aides précises aux inquiétudes et aux attentes de nos concitoyens ».
