<p>Préfecture du Rhône et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (SDH/LPI)</p>
La préfecture du Rhône a rappelé ses efforts en matière de mise à l’abri des plus fragiles, en rappelant certains indicateurs sur le territoire du département du Rhône et de la Métropole de Lyon.
La préfecture du Rhône a rappelé mercredi matin ses efforts en matière de mise à l’abri des plus fragiles, en mettant en avant dans un communiqué quelques chiffres. Le nombre de places d’hébergement d’urgence dans le Rhône a, en 5 ans, progressé de 93 %, passant de 3.095 places en 2014 à 5.983 places en 2019.
Sur cette même période de 5 ans, le budget alloué à l’hébergement d’urgence s’est révélé être en hausse de 67 %, passant de 38,9 millions d’euros à 64,9 millions d’euros.
La préfecture indique que la structuration de l’offre de l’hébergement d’urgence a évolué, avec une diminution importante du nombre de places d’hôtel, totalement compensées par des places en structures collectives qui permettent l’accès à des prestations de repas et à un accompagnement social renforcé.
Mais ce système est, selon elle, « dénaturé par le fait que de nombreuses personnes entrent dans le dispositif sans en sortir, ce qui le congestionne ». Ainsi, le délai d’accès à la mise à l’abri augmente alors même que le nombre de places augmente fortement.
Vers une logique d’insertion
Aussi, Pascal Mailhos, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfet du Rhône, a décidé d’accentuer la politique d’hébergement d’urgence vers une logique d’insertion (augmentation de 194 % de places d’insertion), ce qui permettra de renforcer l’efficacité du dispositif, au profit des plus fragiles.
« Cette évolution passe par une réévaluation régulière des situations individuelles par des travailleurs sociaux, qui détermineront avec précision, selon les cas, si les personnes relèvent de la mise à l’abri ou de l’insertion, et qui pourront ainsi mieux les orienter. Cela permettra de libérer des places de mise à l’abri immédiat et donc d’offrir des solutions rapides aux personnes à la rue, tout en offrant des perspectives de long terme aux personnes entrant dans le dispositif d’insertion », indique la préfecture. Ces mesures seront de nature à offrir une plus grande fluidité dans le processus, avec des prises en charge plus rapides et des orientations vers des dispositifs plus pérennes.
