<p>(SDH/LPI)</p>
La Ville de Lyon a fait ses propositions pour la mise en place d'un plan vélos, répondant à la stratégie d’urbanisme tactique de la Métropole.
La ville de Lyon participe à la réflexion sur la sortie progressive du confinement, associée à la réouverture des commerces le 11 mai. La Métropole avait, il y a une quinzaine de jours, annoncé le développement d’un urbanisme tactique.
Le déconfinement va renforcer les flux de véhicules dans le centre-ville, et la Ville de Lyon a, indique-t-elle « saisi la Métropole le 22 avril dernier, pour lui demander un plan d’urgence vélos et modes doux, en proposant une liste de tracés », comme un axe Nord-Sud passant par les quais du Rhône en rive droite pour relier Herbouville à Perrache, et un axe Nord-Sud passant par les quais de Saône en rive gauche pour relier Caluire à Confluence.
Des tracés proposés
A été proposée la création d’une voie cyclable à double sens sur la presqu’île sur la rue Edouard Herriot, une autre voie allant de Mermoz, via Epargne, à Marc Bloch et Universités (de Bron au centre via pont de l’université),
A également été suggérée la création de voies sur Garibaldi dans les sections encore non aménagées, sur le quai Charles de Gaulle (cité internationale pour rejoindre Villeurbanne/Vaulx-en-Velin), sur les cours Vitton et Roosevelt en section non aménagées (pour relier Villeurbanne à Hôtel de Ville), ainsi que la création d’une autre voie allant du Pont de Lattre-de-Tassigny vers la rue Duquesne. La Ville a également proposé un autre axe passant par la rue Joannès Carret et la route de Saint Cyr, une voie passant par la rue de Bonnel, ainsi qu'une autre passant par la rue Lacassagne sur la section Félix Faure/Dauphiné.
Cette semaine, la Métropole a présenté aux différentes communes, le déploiement de son plan vélo en 3 étapes, avec 11 tracés partiels qui seront déployés sur son territoire mi- mai, les autres déploiements étant prévus à l’été ou en fin d’année.
Désaccords sur les tracés
La ville de Lyon « regrette que la plupart des tracés stratégiques, sur les secteurs de centre-ville : rive droite du Rhône et rive gauche de la Saône par exemple aient été jugés « trop complexes » et reportés à l’été voire en fin d’année. En effet, une fois les habitudes de circulation reprises sur les zones à fort trafic, il sera difficile de faire changer les habitudes de mobilité », a-t-elle indiqué dan sun communiqué.
Selon, Alain Giordano, adjoint au Maire de Lyon chargé des Espaces verts et du Cadre de vie, « il est regrettable que ces propositions soient guidées par la facilité de réalisation des tracés, alors que ce sont les concentrations de flux, qui auraient dû fixer l’ordre des priorités : il y a une sorte d’urgence à réorienter vers les modes actifs tous les déplacements dans les secteurs les plus denses».
Jean-Yves Sècheresse, adjoint au Maire de Lyon, en charge de la Sécurité, salubrité, tranquillité publique et des Déplacements demande quant à lui, « la mise en place avant le 11 mai d’un observatoire partagé entre la métropole et les villes, permettant d’aborder de manière concertée et stratégique nos modes de déplacements sur le territoire métropolitain, au regard des évolutions de comportements et de la reprise progressive des activités, et une communication active pour informer au plus vite les Lyonnais et grand Lyonnais des nouveaux plans de mobilités sur Lyon ».
La ville de Lyon a donc officiellement demandé à la métropole « qu’elle procède à une nouvelle analyse urgente de ce plan et qu’elle veuille bien en reconsidérer le calendrier et les modalités de mise en œuvre ».
