<p>Patrick Liébus (SDH/LPI)</p>
La confédération a fait plusieurs propositions pour amplifier le soutien au secteur, malmené par la crise.
Comme la FFB quelques jours plus tôt, la CAPEB a fait part mardi de son insatisfaction vis-à-vis du plan d’accompagnement du secteur de la construction dévoilé par le gouvernement. Ce plan s’inscrit dans le cadre du troisième projet de loi de finances rectificatives pour 2020, alors que le secteur artisanal du bâtiment est touché de plein fouet par la crise déclenchée par la Covid 19.
«Pas à la hauteur de la situation d’urgence»
Or celui-ci « n’est cependant pas à la hauteur de la situation d’urgence dans laquelle se trouvent les entreprises artisanales du bâtiment », indique la CAPEB. « Le Gouvernement occulte la question de la prise en charges des surcoûts liés aux précautions sanitaires et exclut les entreprises du BTP des mesures d’exonération de cotisations et contributions sociales. La CAPEB souhaite donc alerter les parlementaires et propose des mesures fortes, parfois déjà formulées lors du précédent projet de loi de finances pour 2020, qui permettront au secteur de se maintenir et de relever le défi de la reprise de l’activité économique ». La confédération formule six propositions pour déverrouiller certains obstacles à la reprise totale de l’activité.
« La crise qui frappe nos entreprises est un choc d’une ampleur inédite. La situation est grave : nous faisons face à de très fortes contraintes de trésorerie et nous devons nous organiser pour accroitre progressivement notre niveau d’activité, notamment en ce qui concerne les chantiers les plus complexes. N’oublions pas que notre secteur représente 6,4% de l’emploi et 5% de la valeur ajoutée en France et qu’il offre, au redémarrage de l’économie nationale, de puissants effets d’entraînement ! nous avons donc formulé des demandes concrètes et adaptées à la réalité du terrain, que les pouvoirs publics doivent prendre en compte pour relever le défi de la reprise de l’activité de l’artisanat du bâtiment. A situation exceptionnelle, nous voulons des mesures exceptionnelles. C’est le moment de prendre en considération certaines de nos propositions rejetées l’an passé, mais également d’en retenir de nouvelles. Nous demandons à nos CAPEB départementales de les porter à la connaissance de leurs parlementaires», affirme Patrick Liébus, président de la CAPEB.

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