<p>Michèle Picard (SDH/LPI)</p>
Maire sortante, l'élue communiste a obtenu 40,02% des suffrages au sein d'une quadrangulaire.
Michel Picard reste maire de Vénissieux. Avec 40,02% des suffrages, l'élue communiste est en effet arrivée en tête dimanche dans la troisième ville de la Métropole de Lyon, avec près de 5 points de plus que la liste arrivée deuxième au sein d'une quadrangulaire. Dans un communiqué, elle a toutefois regretté l'abstention attachée à cette élection, un fait national. « Chaque parti attaché à la République doit s’interroger et mettre tout en œuvre pour ramener les électeurs vers les urnes, les débats d’idées et vers les centres de décision », a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Elle s'est néanmoins réjouie de la victoire de son camp, ayant su rassembler les forces communistes, écologistes et de gauche. « La victoire de ce soir, c’est celle des électeurs qui se sont déplacés malgré la pandémie qui n’est toujours pas derrière nous. Mais c’est aussi et surtout la victoire d’une gauche rassemblée et des écologistes, la victoire des politiques humaines que nous menons, et dont on a mesuré la force, l’utilité et l’efficacité ces trois derniers mois. Les Vénissians ne s’y sont pas trompés. Ils ont compris, je le sais, la place essentielle et centrale de la commune et de ses services publics de proximité quand l’État a montré de sérieuses défaillances. En faisant gagner notre liste, ils ont enfin affirmé avec force leur opposition aux politiques libérales dont on a vu les dégâts terribles qu’elles ont provoquées dans les hôpitaux et notre santé publique. Nous n’en voulons plus, nous ne voulons plus de ce cynisme financier, de cette course au profit immédiat, de la marchandisation de nos territoires aux dépens des habitants, du lien social et de l’intérêt général. Ils ont enfin reconnu la sincérité et la fidélité à nos convictions de gauche, quand beaucoup d’autres font preuve d’opportunisme et de carriérisme ».
Elle a également évoqué la crise économique qui se profile. « Devant nous, les défis sont immenses. La crise économique frappe déjà nos territoires et quartiers et nous en redoutons l’ampleur inédite dans les mois à venir. Le réchauffement climatique nous oblige à apporter des réponses rapides et adaptés pour mieux vivre la ville d’aujourd’hui et de demain. La refonte des relations des collectivités avec l’État est également sur la table. Pour les habitants et les communes, les politiques d’austérité du gouvernement macroniste doivent cesser immédiatement ».
L’échec d’Yves Blein
L’élue sera, avec cette victoire, à la tête d’une liste composée pour une part de nouveaux élus. « Certains d’entre nous sont expérimentés, d’autres vont faire leurs premières armes, nous resterons soudés et solidaires pour servir les Vénissians, l’intérêt général et des politiques humaines qui ne laisseront personne sur le bord de la route. Quand la gauche, les écologistes, les forces progressistes et du monde du travail sont unis, nous savons fédérer et réunir les habitants et les quartiers autour des valeurs de solidarité, de citoyenneté et de développement durable ».
Elle a par ailleurs taclé son adversaire LREM du soir, Yves Blein (LREM) qui a recueilli 35,57% des voix. « La victoire de notre liste aux Métropolitaines est le signe du désaveu et de l’échec de notre député, du refus cinglant des politiques libérales qu’il mène à l’assemblée sous la bannière de La République en Marche. Cette victoire marque aussi le renouveau, dans les pratiques démocratiques comme dans la prise en compte de l’intérêt des communes et des habitants, que nous voulons engager à l’échelle de l’agglomération lyonnaise. Je vous remercie », a-t-elle conclu.
Quant aux deux autres candidats présents dans cette quadrangulaire, on notera que Christophe Girard (Divers droite) arrive en troisième position avec 16,73% des votes, quand Damien Monchau, (Rassemblement National) termine dernier avec 7,68% des suffrages.
