<p>(Thierry Fournier/Métropole de Lyon)</p>
C’est ce que révèle une étude de l’INSEE Auvergne-Rhône-Alpes sur les modes de déplacement domicile-travail de la population de la région.
L’INSEE Auvergne-Rhône-Alpes, publie une étude sur les modes de déplacement domicile-travail de la population de la région. Avec plus de 9% des actifs qui utilisent principalement la marche, les rollers, la trottinette ou le vélo pour aller travailler, Auvergne-Rhône-Alpes est la région de France métropolitaine où les modes de déplacements « doux » sont les plus fréquemment utilisés. Elle est en effet assez nettement supérieure à la moyenne nationale (8,3 %).
En 2017 dans la région, 9,2 % des actifs en emploi utilisaient principalement un « mode doux » pour se rendre à leur travail. Si 6,7 % privilégiaient la marche, les rollers ou la trottinette, 2,5% adoptaient le vélo, y compris à assistance électrique. La part des déplacements doux dans les déplacements domicile-travail arrive derrière celle des transports en commun (10,7%) et surtout loin derrière celle des véhicules automobiles, qui demeure prépondérante (74,5%).
Cette importance des modes doux tient au poids important des actifs qui résident dans les villes centres des grands pôles urbains, près de leur travail. La voiture demeure cependant le premier mode de transport des actifs. Sa part continue à progresser, en particulier pour les habitants des territoires périurbains et ruraux, dont la fréquence des déplacements domicile-travail augmente.
A Lyon, une part du vélo à 7,8%
Sur les seuls déplacements cyclables, on note qu’avec une part du vélo qui représente 16,3% des trajets domicile-travail, Grenoble se place première du top 20 des villes françaises de plus de 50.000 habitants pour la pratique de ce mode de transport dans le cadre de ces déplacements. Métropole relativement plate, elle est en outre dotée d’un réseau important de pistes cyclables. Elle devance Strasbourg (avec une part de 16,2% des déplacements domicile-travail) et Bordeaux (13,4%), et surclasse nettement Lyon (7,8%), Chambéry (7,1%), Villeurbanne (6,3%), Annecy (6,1%) et Valence (5,6%). L’INSEE note que la marche, les rollers ou la trottinette sont privilégiés par 14 % des actifs qui résident dans les villes centres d’une des quatre métropoles de la région.
La périurbanisation tend à augmenter l’utilisation de la voiture (+ 0,4 point entre 2012 et 2017). L’activité économique locale permet inversement de limiter les déplacements en voiture. 23 % des actifs qui travaillent dans leur commune de résidence se déplacent ainsi à pied ou en vélo.
