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C’est ce que révèlent plusieurs courtiers en crédit immobilier.
Les taux de crédit immobilier montrent peu d'évolution en région Auvergne-Rhône-Alpes et au niveau national. C'est ce que révèlent plusieurs intermédiaires en crédit immobilier. Selon les barèmes communiqués tout au long de la période par les banques partenaires d’Emprunt-direct.com, les taux de crédit immobilier n’ont que très peu évolué en ce mois de mai en région Auvergne- Rhône-Alpes. « Le début d’année 2021 avait été marqué par un repli des taux, suivi par de légers réajustements haussiers puis baissiers. En avril, des baisses de taux ciblées avaient pu être constatées », note l’intermédiaire.
Selon Cécile Roquelaure, directrice des études et porte-parole d’Empruntis, "selon les premiers éléments, Empruntis anticipe une stabilité des taux moyens, toujours à des niveaux plancher historiques, bien que quelques mouvements s'opèrent à la hausse comme à la baisse. « Nous sommes à un moment stratégique de l’année : la fin du 1er semestre signe le premier bilan de l’année pour les banques qui souhaitent mettre tous les atouts de leurs côtés », et « les congés des équipes vont malgré tout contraindre les banques à baisser la voilure dans le traitement des dossiers. »
Captation de nouveaux clients
« L'objectif pour une partie des institutions financières reste, en ce printemps de l'immobilier, la captation de nouveaux clients, avec un certain nombre d’objectifs en la matière. Plus que jamais, celles-ci restent attentives au profil financier des candidats emprunteurs, et ont toujours pour maître mot la sélectivité », souligne Emprunt Direct, qui ajoute que les taux remontent pour certains profils. « Mais d'importantes décotes peuvent néanmoins, dans le même temps, être consenties à destination de dossiers conformes aux critères des banques, comme des ménages disposant d‘excellentes perspectives d’un point de vue professionnel. Et l’écart de taux entre excellents et bons dossiers ne cesse de croitre », indique le courtier.
« L’année 2020 a été marquée par la crise sanitaire. Mais certaines banques ne veulent pas prendre de retard en termes de production sur l’année courante. On n’observe pas, pour l’heure, chez celles-ci, de hausse de taux, a contrario d’autres pour lesquelles les relèvements sont limités. Les établissements ont choisi jusqu’à présent de maintenir leurs taux à des niveaux proches de leurs plus bas, quitte à rogner sur leurs marges. Mais les nettes tensions observées sur les marchés, avec le retour des taux de l’OAT 10 ans à proximité des 0,15%- 0,30%, ne sera pas sans conséquence sur le marché du crédit », indique Alban Lacondemine, président fondateur d’Emprunt Direct.
« Il pourrait bien y avoir un impact réel sur les projets des emprunteurs les plus modestes. Ceux-ci avaient déjà pâti du changement de nature de la règle émise par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), qui est de nature à contraindre un peu plus l’octroi de crédit. Une augmentation marquée des taux pourrait ainsi exclure du marché du crédit les ménages les plus fragiles », ajoute-t-il.
