Immobilier : le Crédit Agricole prévoit une accalmie en 2011

Dans sa note trimestrielle, la banque verte prévoit une moindre hausse des prix en 2011, du fait notamment d'une possible remontée des taux de crédit et d'une offre plus abondante.

Le Crédit Agricole prédit un marché « plus équilibré » en 2011. Répondant à la nouvelle hausse des prix constatée par les Notaires de France, la banque a, dans sa note trimestrielle, fait le point sur les perspectives du marché immobilier en 2011.

Alors qu'à Lyon, Saint-Étienne et Grenoble et dans d'autres villes de la région Rhône-Alpes, les prix ont encore progressé dans l'ancien au deuxième trimestre, Olivier Eluere, économiste au Crédit Agricole s'étonne de l'actuelle flambée observée sur le marché immobilier, «  car, d’une part, les prix sont encore clairement surévalués, d’au moins 10 à 15%, et d’autre part, le climat économique reste médiocre, les perspectives incertaines et le taux de chômage élevé, supérieur à 9% » indique-t-il .

Offre de logements basse en France

L'économiste identifie notamment deux facteurs ayant contribué à celle remontée des prix malgré cet environnement pour le moins dégradé : « des niveaux de taux de crédit habitat historiquement bas », et une « offre basse en France ».

Or, selon l'économiste de la banque, ces deux soutiens pourraient s'atténuer en 2011. Premier facteur, « la demande sera potentiellement moins dynamique ». Et de citer pour l'expliquer, « les avantages fiscaux (…) revus en baisse  » et une « solvabilité des acheteurs (…) plus dégradée qu’en 2010  ». Deuxième élément de nature à tempérer les hausses de prix : « les taux de crédit habitat pourraient commencer à remonter légèrement au second semestre 2011 ».

Hausses de prix contenues pour l'immobilier en 2011

Parallèlement, l'offre pourrait s'élargir face à une demande plus restreinte, si l'hypothèse d'une moindre inquiétude sur l'économie mondiale venait à se confirmer. Du fait d'une redistribution des allocation d'actifs dans le patrimoine défavorable à l'immobilier, l'effet valeur refuge s'estomperait. En outre « Les secondo-accédants seraient plus confiants, et dans le neuf les mises en vente vont redémarrer » prédit Olivier Eluere.

Tous ces éléments permettraient de revenir à un marché plus équilibré. Ce dernier devrait conduire à « des hausses de prix contenues », de l'ordre de 3% permettant « une reconstitution progressive de la solvabilité des acheteurs ».

LIRE AUSSI

-Les notaires confirment la reprise de l'immobilier à Lyon au deuxième trimestre
-Nouveaux records à Paris






Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.

Commentaires

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

(requis)

(requis)


Lyon : les prix de l’immobilier continuent de flamber

Sur un an, les hausses de prix sont supérieures à 10% dans 8 arrondissements sur 9, selon le dernier baromètre LPI-Seloger.


« Nous avons un objectif volontariste »


Renaud Payre est le vice-président de la Métropole en charge de l’habitat, du logement social et de la politique de la ville. Nous évoquons avec lui les nouvelles orientations de la Métropole en matière de logement, notamment social, et les premières mesures qu’elle souhaite prendre, comme l’encadrement des loyers.


Une hausse des prix de l’immobilier à deux chiffres à Lyon

Les indices Notaires-Insee des prix des logements anciens montrent une nouvelle hausse des prix malgré le confinement.


Dans le 6ème arrondissement de Lyon, les prix dépassent les 7.000€ le m2

C’est le constat tiré par LPI Seloger, qui publiait ce mercredi son baromètre mensuel.


Prix de l’immobilier: des hausses à deux chiffres à Lyon et Saint-Étienne


LPI-Seloger a fait état de son dernier baromètre mensuel, qui montre une activité toujours marquée par la fin du confinement.


Les prix de l’immobilier étaient toujours en forte hausse en France au 1er trimestre

Les indices Notaires-INSEE des prix des logements anciens ont été publiés ce lundi.


La FNAIM anticipe une baisse des ventes et une stabilisation des prix


La fédération nationale de l’immobilier tenait mardi matin sa conférence de presse visant à tirer un bilan du premier semestre 2020.


Quel bilan pour les prix de l’immobilier sur un mandat ?

Sur les six dernières années, les prix ont évolué de manière assez différente suivant les différentes villes d’Auvergne-Rhône-Alpes.


Immobilier : les prix continuent de monter, selon LPI-Seloger

Le baromètre mensuel fait état d’une chute des ventes, mais également de prix orientés à la hausse. La raréfaction de l’offre est en cause.


Les prix de l’immobilier en hausse à Lyon après la fin du confinement

null
Meilleurs Agents fait état ce mardi de son baromètre national des prix de l’immobilier.


Immobilier : les prix continuaient d’augmenter fin avril, selon LPI-SeLoger

null
D’après les chiffres compilés par le baromètre, seules les ventes immobilières étaient en net repli fin avril.


Le confinement ne se traduit pas par des baisses de prix

C’est ce qu’a indiqué LPI-SeLoger dans son baromètre mensuel.


Les prix en nette hausse dans les grandes villes d’Auvergne-Rhône-Alpes

null La progression des prix a été à deux chiffres à Lyon et Saint-Étienne en 2019, selon les Notaires de France. Mais l’incertitude est désormais de mise pour les prochains mois du fait de la crise sanitaire.


Villeurbanne, ville où les prix étaient le plus en hausse avant le confinement

C’est l’enseignement du dernier baromètre LPI Seloger, qui a dévoilé les dernières tendances de prix avant confinement. Les prix restaient nettement orientés à la hausse avant le confinement. C’est l’enseignement du dernier baromètre LPI Seloger, qui a dévoilé les dernières tendances du marché immobilier avant le 17 mars. Et selon celui-ci, l’orientation des prix des […]


«On est en train de faire une région parisienne bis. Ce n’est pas notre modèle»


Renaud Payre, est le candidat de la Gauche Unie à la présidence de la Métropole de Lyon. Nous évoquons avec lui son programme, qui intègre des métros légers de surface, l’abandon de l’Anneau des sciences, de nouvelles relations avec les territoires environnants, mais aussi une coopérative pour la rénovation énergétique et l’encadrement des loyers.