Une étude rapportée par le China Daily montre une surévaluation des prix immobiliers à l'Est et dans le sud du pays.
Mieux appréhender la bulle immobilière chinoise. C'était en substance l'objectif de l'enquête, couvrant 35 villes grandes et moyennes de Chine, réalisée en septembre par l'Institut des Finances, de l'Économie et du commerce de l'Académie chinoise des sciences sociales (CASS).
Ce dernier a ainsi conçu un indicateur, l' « indice de bulle », qui tente de donner une estimation de la part artificielle du prix dans le bien réel. L'indice de bulle a été conçu pour prendre en compte 11 sous-indices, y compris l'infrastructure publique et des installations, et la moyenne des revenus disponibles par habitant.
A Fuzhou et dans six autres villes du pays, ce dernier est ainsi supérieur à 50% du prix de marché. A Fuzhou, la capitale de la province du Fujian, au sud est de la Chine, la valeur réelle d'un bien est ainsi évaluée à 3998 yuans, un prix bien inférieur aux 13457 yuans déboursés actuellement sur le marché. Mais les grandes villes ne sont pas en reste. Des villes de premier rang telles que Beijing, Shanghai et Shenzhen sont ainsi parmi les 11 villes où l'indice de bulle compte pour 30 à 50% des prix du marché. Huit villes ont un index de bulle 10 à 30%, et l'indice dans neuf villes sont en dessous de 10%. L'indice de bulle moyen des 35 villes est de 29,5 pour cent. En revanche, le rapport indique qu'il y a peu ou pas de bulle immobilière à Taiyuan, Hohhot, Shenyang, Xiamen, Haikou, Yinchuan et Urumqi.
Ralentissement l'an prochain
Le rapport annuel se montre plus optimiste pour 2011, le rythme rapide de la hausse des prix des logements en Chine étant attendu en net ralentissement l'an prochain, le gouvernement ayant pris des mesures visant à ralentir la progression des prix. En octobre, la Banque populaire de Chine a relevé les taux d'intérêt pour la première fois en près de trois ans, dans une tentative de lutter contre l'inflation et d'absorber la liquidité excessive du marché.
Le gouvernement tente également de faire appliquer de manière stricte les politiques au niveau local, les gouvernements locaux étant désormais responsables d'éventuels manquements dans l'application de politiques nationales.
Toutefois, le marché de l'immobilier chinois reste confronté à de nombreux défis, comme les achats fonciers des ménages confrontés à une hausse de l'inflation, et ceux des investisseurs étrangers attirés par les perspectives du pays en matière de croissance économique.
