« Montchat n’a pas été touché par la crise »

INTERVIEW - Pour Guillaume Allard-Jacquin, négociateur chez Victoire Immobilier,  les prix pour un T3 vont de 210.000 à 250.000 euros dans ce quartier du 3° arrondissement.

 

Montchat est connu pour être un des seuls quartiers de Lyon où l’on peut trouver des maisons individuelles. Est-ce représentatif des types de biens présents dans le quartier ?

On trouve bien sûr des maisons individuelles dans le quartier de Montchat mais aussi une proportion importante d’appartements, situés sur les grands cours, comme le cours du Docteur Long, et les rues attenantes. Nous avons néanmoins une part moins importante d’offres sur les maisons, en raison notamment de leur taux de rotation, moins élevé que pour un appartement. Dans un second temps, les belles demeures bourgeoises situées autour du parc Chambovet sont pour une large part propriété de médecins ou de professions médicales, du fait notamment de la localisation de Montchat, un quartier entouré d’hôpitaux. Et ces derniers ont souvent un réseau de connaissances propice à des ventes entre particuliers.

Quelle a été l’évolution des prix sur Montchat ?

Sur le centre de Montchat, le quartier n’a pas été touché en termes de prix par la crise immobilière.  Par contre, depuis quatre ou cinq mois, nous commençons à être en pénurie de biens, ce qui fait que les prix commencent tout doucement à remonter. Il commence en effet à y avoir une distorsion forte entre les propriétaires vendeurs et les acquéreurs : ces derniers sont nombreux alors qu’il y a très peu de biens à la vente actuellement.

Quels sont les prix pratiqués actuellement ?

Pour un beau T3, on peut tabler sur un prix médian compris entre 210.000 et 250.000, soit 3000 à 3500 euros du mètre carré. Sur un produit récent, avec balcon, et stationnement, on sera même plus proche des 250.000 euros. Tout dépend de l’année du bien, des prestations, de la présence ou non de terrasse et de stationnement.

Le fait que le secteur ne soit pas traversé par de grands axes de transports en commun n’est-il pas, dans le cas précis de Montchat, plutôt un avantage ?

Il est vrai que la population qui veut habiter sur Montchat cherche en premier lieu le calme. Après, tout dépendra des personnes. Certaines chercheront à se rapprocher du centre de Montchat ou du tramway pour pouvoir se rendre à la gare par exemple, quand d’autres préféreront s’installer près du parc Chambovet, dans une maison au calme, où il y a très peu de transports en commun. Globalement, les gens recherchent avant tout le calme, et pas tant d’être coupé de la ville. De ce point de vue, le fait de ne pas avoir la bouche de métro en bas de chez soi, comme à Monplaisir, n’apporte que du calme.

Quels types d’appartements trouve-t-on à Montchat ?

On trouve tous types de superficie dans le quartier, du studio au T6. Montchat, comme le reste de Lyon est très éclectique en termes de types de produits. La seule différence avec Part Dieu ou Monplaisir, c’est que l’on est sur un habitat beaucoup moins dense, avec des immeubles beaucoup plus petit : hormis sur les grands cours où les immeubles font 5-6 étages, sur le reste du parc, on sera plutôt sur des bâtiments de 2-3 étages. Il y aura donc moins d’appartements en volume, mais il y a toujours autant de types différents d’appartements qu’ailleurs.

Sur les petits appartements et biens de rapport, est-on sur des prix plus élevés ?

Les prix sont élevés, comme partout ailleurs dans Lyon. A l’achat, on sera sur des prix compris entre 3700m² et 4500m2. L’investissement dans ce type de biens présente une certaine limite. Même si l’on peut louer facilement sur Montchat, cela ne va pas être le cœur de recherche des investisseurs, qui vont préférer se porter sur Grange Blanche ou Montplaisir, à proximité de la ligne de métro, afin que les étudiants qui louent l’appartement puissent se déplacer facilement. D’autres investisseurs privilégient Montchat afin de les louer à des étudiants en médecine, en infirmerie ou en kinésithérapie.

Et en termes de loyers, sur quel niveau de prix évolue-t-on ?

Globalement, sur des studios, les prix vont de 400 euros à 600 mètres carrés suivant la superficie. On assiste en ce moment à une nouvelle tendance : vu les loyers très élevés dans ce quartier, beaucoup de parents, surtout quand ils ont plusieurs enfants, sont tentés d’acheter plutôt que de louer pour que leurs enfants puissent faire leurs études de médecine.

 






Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.

Commentaires

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

(requis)

(requis)


Petite baisse des prix à Lyon, selon Meilleurs Agents

nullMeilleurs Agents a fait part de son baromètre national mensuel.


Immobilier : vers une nouvelle baisse des ventes en 2021

C’est ce que prévoit la FNAIM, qui organisait ce mardi à Paris sa traditionnelle conférence de presse de début d’année.


Century 21 évoque un marché de l’immobilier «miraculé» en 2020

Le réseau d’agences immobilières franchisées a fait part ce lundi de son traditionnel bilan de l’année immobilière.


Les prix de l’immobilier en hausse de 2% selon Orpi, malgré la crise sanitaire


Sur un an, les prix ont augmenté en France, malgré les périodes de confinement, a indiqué ce lundi le réseau immobilier.


Lyon, ville où les prix ont le plus augmenté avec Rennes et Nantes en 2020

null
Les notaires de France présentaient ce jeudi leur premier bilan de l’année sur le marché immobilier. Les prix restent en hausse dans toutes les villes de France, et notamment en Auvergne-Rhône-Alpes.


Le marché immobilier lyonnais freiné par la crise et les refus de prêt


La FNAIM du Rhône a évoqué, à l’occasion d’une conférence de presse, l’activité du marché immobilier dans la Métropole de Lyon. Si il reste solide, le marché est affecté par la crise sanitaire, les conséquences du confinement et les difficultés de financement.


En Auvergne-Rhône-Alpes, les prix des appartements montent de 7,1% sur un an

C’est ce que montrent les indices INSEE-Notaires des prix des logements anciens publiés ce jeudi


Selon LPI-Seloger, la hausse des prix de l’immobilier se renforce

En octobre, les prix signés ont augmenté de 6.3% sur un an, contre +4.5% il y a un an à la même époque, selon le baromètre. Au sein de de mouvement, Lyon ne fait pas exception.


La hausse des prix de l’immobilier s’accélère

C’est le constat de LPI-SeLoger, qui fait état d’une raréfaction de l’offre de biens. Selon ce baromètre mensuel, la hausse des prix immobiliers en France est forte et générale.


Lyon : les prix de l’immobilier continuent de flamber

Sur un an, les hausses de prix sont supérieures à 10% dans 8 arrondissements sur 9, selon le dernier baromètre LPI-Seloger.


« Nous avons un objectif volontariste »


Renaud Payre est le vice-président de la Métropole en charge de l’habitat, du logement social et de la politique de la ville. Nous évoquons avec lui les nouvelles orientations de la Métropole en matière de logement, notamment social, et les premières mesures qu’elle souhaite prendre, comme l’encadrement des loyers.


Une hausse des prix de l’immobilier à deux chiffres à Lyon

Les indices Notaires-Insee des prix des logements anciens montrent une nouvelle hausse des prix malgré le confinement.


Dans le 6ème arrondissement de Lyon, les prix dépassent les 7.000€ le m2

C’est le constat tiré par LPI Seloger, qui publiait ce mercredi son baromètre mensuel.


Prix de l’immobilier: des hausses à deux chiffres à Lyon et Saint-Étienne


LPI-Seloger a fait état de son dernier baromètre mensuel, qui montre une activité toujours marquée par la fin du confinement.


Les prix de l’immobilier étaient toujours en forte hausse en France au 1er trimestre

Les indices Notaires-INSEE des prix des logements anciens ont été publiés ce lundi.