Contrairement au réseau d’agences immobilières Century 21, la FNAIM a annoncé ce matin une hausse des prix de 1% entre le deuxième et le troisième trimestre. Rhône-Alpes s’en sort avec une hausse de 3.5%.
Le grand écart des prix annoncés entre Century 21 et la FNAIM ne s’estompe pas. Alors que le réseau d’agences a annoncé ce matin une baisse de 2.7% des prix au troisième trimestre de l’année, la FNAIM a elle indiqué pour sa part dans un communiqué avoir constaté une hausse de 1% des prix au niveau national. En glissement annuel (moyenne T3 2011 par rapport au T3 2010), la hausse des prix atteint encore 7%. Le prix trimestriel diffusé par la FNAIM atteint ainsi 3283 euros pour les appartements, 2159 euros pour les maisons, et 2626 euros pour l’ensemble des biens.
La FNAIM concède néanmoins que la hausse des prix des logements anciens est moins rapide au troisième trimestre, avec une hausse de seulement 0.6% entre juillet et septembre en Province contre +4.3% entre avril et juin 2011. La fédération note également une plus forte dynamique du marché des appartements par rapport à celui des maisons. Les prix des premiers ont progressé de 2.9%, alors même que les prix des seconds ont baissé de 1.3%. Elle relève de la même façon une hausse moins forte des appartements en Ile de France (+3% au troisième trimestre, contre +6.4% à la fin 2010).
En Rhône-Alpes, le marché reste toujours dynamique en termes de prix, avec une hausse de 3.5% en glissement annuel, dont une hausse de 4.1% pour les maisons et une hausse de 3% pour les appartements.
La réforme du PTZ+ évoquée
Selon René Pallincourt, Président de la FNAIM, « l’absence de tension sur les prix est bienvenue en cette fin d’année dans une économie déprimée et des marchés financiers déboussolés. Car, avec une activité toujours bien orientée (voisine des 800 000 opérations en rythme annuel à mi-année*) et un repli des taux d’intérêt à long terme qui cantonnent les coûts des crédits immobiliers à des niveaux très modérés, la pierre s’avère une nouvelle fois « LA » valeur refuge. Seul point noir, et pas des moindres, le moral des ménages n’est pas au rendez-vous et la clientèle des agences exprime toujours plus d’inquiétudes face à l’avenir » note le président de la FNAIM.
Ce dernier s’inquiète toutefois pour l’année prochaine, et évoque notamment la réforme du PTZ+, voulue également par les promoteurs. Selon René Pallincourt, 2011 pourrait donc marquer une sortie de crise, mais ceci pourrait ne pas durer longtemps « si l’immobilier devait être sacrifié sur l’autel de la rigueur budgétaire et si le PTZ+ dans l’ancien, dont l’efficacité n’est plus à démontrer, n’était pas renforcé. Les discussions dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2012 ne font que commencer ! Attendons la suite… » conclut René Pallincourt.

Formidable, cette FNAIM. Dans le contexte d’une économie déprimée, d’un chômage endémique, de menace macro-économique sur la zone euro, d’une baisse de moral inquiétante des français, d’élections majeures à venir, et bien, et bien, ils nous annoncent que les prix continuent à augmenter en 2011. Tout comme moi, ceux qui habitent hors Paris constatent tous les jours que les prix des annonces immo sont à la baisse, que les biens restent parfois de longs mois sans trouver preneur, mais rien n’y fait. D’après la FNAIM, ça continue d’augmenter. Le message sous-jacent – vous l’aurez compris – est le suivant : Achetez maintenant, car votre bien vaudra plus cher demain, et vous ne serez donc pas perdant. L’immobilier serait donc toujours une valeur refuge. Et pour l’année prochaine, seul l’inquiétude sur un resserrement du PTZ+ est évoqué.
Pfffft ! C’est franchement risible voir inquiétant de lire tout ceci. Mais peut-être existent-ils encore des gens pour gober ces fadaises ?
La vérité, c’est que les prix baissent actuellement partout, pour ne pas dire qu’ils dévissent, et qu’ils faut être vraiment inconscient pour acheter un bien maintenant compte-tenu des perspectives de pouvoir trouver les mêmes bien à 30% de moins dans quelques temps (hors biens exceptionnels). L’année prochaine en 2012, les problèmes de refinancement des banques et leurs objectifs d’amélioration de leur bilan va les obliger à « lâcher » l’immobilier, c’est à dire à durcir les conditions de prêt et à prêter au compte-goutte. Ce n’est pas une invention, c’est ce que l’on peut lire partout dans la presse économique, et cela aura pour effet de décupler la baisse des prix.
Plus que jamais, « Wait and see » ! Ce n’est absolument pas le moment d’acheter.
Bien d accord avec vous Bernard.
Ces AI et autres lobby immobilier jouent impassiblement du violon pendant le naufrage de leur titanic immobilier. Esperons que l’ineluctable montée des eaux les fera taire.
Le plus vite sera le mieux…
ceux qui sont contraints d’acheter aujourdhui doivent arreter d’etre des pigeons! Bon dieu soyez moins stupides chers acheteurs: arrettez d’acheter comme des anes sans negocier! ne croyez pas les agences qui mentent en pretendant a la penurie, aux famauses 15 visites par jour du bien, ec etc.. negocier a mort, a -20% du prix de base! et si cest possible, essayer d’eviter l’agence avec google map! Vous gagnerez facilement 15,000 euros de frais d’agence!