Le marché de l’immobilier est probablement en train de se retourner, selon le Notariat, qui a fait part hier de ses chiffres définitifs du troisième trimestre.
Les Notaires de France ont fait part hier de leur dernière note de conjoncture, qui a fait le point sur la situation du marché immobilier au troisième trimestre 2011. Et, selon le Notariat, l’an passé pourrait bien se solder par des chiffres de ventes record en termes de transactions. Si l’activité au cours du 4ème trimestre se maintient par rapport au troisième trimestre, l’année 2011 pourrait bien s’avérer être une année historique, avec 880 000 transactions sur l’année, dont 720 000 en Province et 160 000 en Ile-de France. Le record historique sera largement battu.
Le Notariat observe que la hausse des prix ralentit au troisième trimestre. La hausse des prix sur les trois mois allant de juillet à septembre a été de 1.1% pour les appartements et 0.7% pour les maisons. C’est particulièrement le cas en Province, où la hausse est de 0,4% pour les maisons et de 0.7% pour les appartements. Reste que là aussi, l’hétérogénéité des marchés prévaut : « 9 départements en appartements et 6 départements en maisons affichent des évolutions inférieures à -5% tandis que 7 départements en appartements, (…) affichent des hausses supérieures à 10%» expliquent ainsi les notaires. La Haute Savoie, par exemple, voit ainsi ses prix progresser de 12.6% sur un an.
Grande hétérogénéité suivant les régions
Du point de vue des perspectives, le notariat note que les indications fournies par les avant-contrats font état d’une grande hétérogénéité du point de vue des évolutions de prix médians par commune ou agglomération. « L’indicateur avancé, en appartements, affiche une quasi-stabilité avec des évolutions trimestrielles de -1% à fin décembre 2011 et -0,4% à fin février 2012 en Province » note le Notariat.
Selon les Notaires, « le marché du logement est probablement à un tournant, clôturant une longue décennie commencée en l’an 2000 ». Pour eux, « les données macroéconomiques nationales et internationales vont mettre fin à ce dynamisme ». Pêle-mêle, les Notaires évoquent pour expliquer ce probable retournement, la dégradation du climat économique, le durcissement de la fiscalité immobilière, la quasi-disparition du prêt à taux zéro dans l’ancien, et même la baisse de la notation de la dette française par Standard and Poor’s. Du coup, le marché pourrait retomber, selon les Notaires, à un volume de 700 000 à 740 000 ventes. Hors Paris, à de rares exceptions, l’évolution des prix sera négative « sans pour autant connaître une chute aussi brutale qu’en 2008 où en quelques mois il y avait eu des baisses de 10 à 15 % voire plus ». Sur Paris, les Notaires tablent sur un maintien des prix. De même, pour le marché des grandes métropoles de Province, comme Lyon, et la Couronne parisienne, « il devrait en être de même ».
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