Le projet du Tronçon ouest du périphérique, rebaptisé « Anneau des Sciences », va faire l’objet d’une saisine de la commission nationale du débat public.
Il y a quelques mois, Gérard Collomb promettait que le débat sur le TOP serait aussi titanesque que celui sur le Grand stade. C’est en tout cas un projet vieux de 23 ans que lui et Michel Mercier, le président du Conseil général du Rhône, ont choisi de relancer hier, en annonçant la saisine de la commission nationale du débat public, dont la réponse doit être rendue en mars. Suite à ce dépôt, celle-ci annoncera en mars si il y a débat : si tel était le cas, celui-ci devrait commencer en novembre, pour terminer en février 2013.
L’idée d’un tronçon ouest du périphérique (TOP) avait été actée en 1989 par le département du Rhône et ce qui était encore la Communauté Urbaine de Lyon, à une époque où le Tronçon nord (TEO) du périphérique n’existait pas encore. Ne souhaitant sans doute pas faire ressurgir une polémique de même nature que celle qui avait entouré la réalisation de ce dernier, le dossier avait été pendant longtemps enterré, bien que le Conseil Général ait approuvé dès 1997 un tracé de référence du TOP. Suite à ce long enlisement, en 2010, le Conseil Général avait finalement décidé de transférer la maitrise d’ouvrage au Grand Lyon, qui porte désormais le projet.
Saisine du débat public
L’objectif des élus est clair : désengorger à la fois l’ouest de l’agglomération, atrophié par le trafic automobile, et déclasser à terme l’autoroute A6/A7 pour la transformer en boulevard urbain - à l’image de ce qui a été fait sur Mermoz Pinel - et apporter sa touche finale au projet de la Confluence. De nombreux points de l’agglomération, comme l’horloge de Tassin, la Montée de Choulans, la Mulatière, Fourvière, ou même le tronçon nord du périphérique, témoignent régulièrement de la difficulté de faire des trajets d’est en ouest, a ainsi souligné hier Gérard Collomb, l’édile faisant du TOP un préalable pour établir des lignes fortes de transports en commun, avec des bus mais également des lignes de tramway.
Pour verser ses éléments de contribution au débat public, trois scénarios ont ainsi été proposés pour ce projet rebaptisé Anneaux des Sciences, qui permettrait notamment la liaison autoroutière d’une grande partie des sites universitaires du Grand Lyon.
Le scénario « périphérique »

Le premier scénario envisagé irait de Valvert à Saint Fons. Le tracé, en 2 fois deux voies, parcourrait 15 kilomètres, dont les deux tiers seraient en tunnel ou en tranchées couvertes. 5 échangeurs seraient prévus : l’un aux trois renards, un autre à Alaï, le troisième à Beaunant, le quatrième aux Hôpitaux Sud, et le dernier à La Saulaie. Seule une petite partie, à proximité de Beaunant, serait à ciel ouvert, et la fin du tracé serait aérien ou sous fluvial.
Le Scénario Rocade

Le Scénario Rocade reprendrait au nord le même tracé jusqu’aux hôpitaux sud, mais différerait dans sa partie sud. Elle croiserait ainsi l’actuelle A450 à Mont Corin, avant de rebasculer sur l’A7 à proximité de Feyzin sur le boulevard Urbain Sud. Le tracé serait à peine plus long (15.4 km) et comprendrait également 5 échangeurs (celui de Mont Corin se substituant la Saulaie). Les échangeurs de Valvert et Feyzin seraient dès lors réaménagés.
Le troisième scénario: ne rien faire

Le troisième scénario lui vise à examiner les conséquences à venir si rien n’était fait. Sans infrastructure routière majeure, et en renforçant uniquement le développement des transports en commun, il parait en effet difficile pour le Grand Lyon de requalifier l’autoroute A6/A7 en diminuant le trafic de 50% par un report des 78 000 usagers de l’axe, compte tenu notamment des origines et destinations éparses. L’autre difficulté qui ne plaide pas, selon le Grand Lyon, à l’instauration d’un mode de transport de masse réside dans le fait que les origines et destinations sont très dispersées et les pôles desservis sont peu denses. En outre, le report de trafic attendu de la voiture vers les transports en commun serait insuffisant.
En actant aujourd'hui la première étape du long processus devant conduire au COL, Grand Lyon et département prévoient une ouverture du TOP en 2022 voire 2024. Pour Michel Mercier, le président du Conseil Général du Rhône, "ça fait au moins 12 ans". Le temps de laisser place au débat public puis aux enquêtes.
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La solution « Rocade » me paraît plus cohérente par rapport aux hypothèses de circulation coté ouest de Lyon.
Celle du périphérique est incohérente et ne repond pas au besoin des Lyonnais.(plus de véhicules à un endroit déja critique au raccordement coté SUD de LYON)
Concernant la définition de la chaussée « deux fois deux voies » nous refaisons la même erreur que sur le contournement EST de LYON qui lors de sa mise en service était déja insuffisant en capacité.
Cordialement