Le président de la République se rendra aujourd’hui dans l’Essonne, pour parler logement.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, sera dans l’Essonne aujourd’hui, pour parler logement. Nathalie Kosciusko Morizet était ce matin sur France Inter pour rappeler le bilan du gouvernement en la matière et commenter les proposition de la fondation Abbé Pierre.
Objectif de 500.000 logements
La ministre a tout d’abord rappelé qu’elle était favorable à une augmentation de la construction de logement. « Dans le contrat de la Fondation Abbé Pierre, il y a l’objectif de construire 500.000 logements par an. C’est un bon objectif » a assuré la ministre. « Aujourd’hui, on en construit un peu plus de 400.000. En 2011, en dépit de la crise, on aura délivré toutes catégories confondues 466.000 permis de construire. (…) On finance 130.000 logement sociaux, soit 2 ou 3 fois plus que ce qui se faisait sous Lionel Jospin».
Elle s’est dite en revanche plus réservée sur l’encadrement des loyers, une proposition de la fondation. « C’est une fausse bonne idée. On a essayé après les deux guerres mondiales. On a fait l’encadrement des loyers. Ça n’a jamais marché. Pourquoi ? Parce que, dans ces cas-là, on a vu les propriétaires sortir du marché, ils n’investissent pas et se dégradent ».
Visite de construction de logement
C’est la même Nathalie Kosciusko Morizet qui accueillera tout à l’heure le président de la République dans sa ville de Longjumeau. Il se rendra également à Mennecy pour visiter un chantier de construction de 130 logements sociaux, érigés par Immobilière 3F sur un terrain vendu par l'Etat, avant de prononcer un discours sur le thème du logement à Longjumeau, dans lequel il devrait sans doute revenir sur les deux mesures de compétitivité annoncées le 29 janvier : la cession de terrains publics permettant de construire 100 000 logements d'ici 2016 et la majoration automatique de 30 % des droits à construire.
« En 2011, 23 500 logements très sociaux PLAI ont été financés, contre moins de 5000 en 2000. Le gouvernement de François Fillon a donc relevé le défi de l'offre de logement, en particulier en Ile de France : la part des logements sociaux financés dans la zone la plus tendue du marché locatif atteignait 25 % en 2009, elle est désormais de 37 % » rappelait un peu plus tôt la ministre dans un communiqué.
