Pour le cabinet d’études économiques, le secteur du logement va être impacté par la mauvaise conjoncture économique, avec une baisse des transactions cette année. Les prix ne devraient toutefois pas augmenter pour autant.
La dégradation des fondamentaux économiques va affecter l’immobilier résidentiel en 2012. C’est ce qu’a récemment indiqué Xerfi dans une étude, qui fait le point sur la conjoncture dans le secteur. Selon Xerfi, le durcissement des conditions d’accès au crédit lié à l’entrée en vigueur de la norme Bâle III sur le niveau et la qualité des fonds propres va impacter négativement le secteur.
Selon le cabinet d’études, les banques vont tenter de « limiter au maximum leur risque et reconstitueront pour cela leurs marges d’intermédiation, y compris sur les prêts immobiliers ». D’où une hausse des taux de crédit immobilier à attendre. Xerfi prévoit ainsi que le marché des logements anciens pourrait n’être animé que par les secundo accédants, d’où un repli des volumes de transactions.
Pas de baisse, ni de flambée des prix
Pour autant, les prix ne baisseront pas pour autant, selon le cabinet. « A l’horizon 2015, les prix des logements anciens (en moyenne nationale) ne flamberont pas, mais ne baisseront pas pour autant » note Xerfi, avec une hausse de 1,5% en moyenne par an entre 2012 et 2015. Le cabinet prévoit toutefois que les prix entre Paris et la province continueront de diverger avec une hausse cette année de 3% dans la capitale, contre un recul de 1% pour la province.
Le cabinet indique notamment que la construction neuve insuffisante soutiendra les prix, et ce, d’autant que la construction neuve pourrait pâtir du retrait des aides d’Etat du secteur. En outre, la demande reste toujours élevée, « avec près de 300 000 ménages supplémentaires par an ».
