Les taux de taxe foncière ont progressé de 15.11% sur 5 ans à Lyon, selon l’UNPI. Si ce l’évolution de la taxe est bien supérieure à l’inflation, elle reste néanmoins inférieure à celle du taux français (+21%).
La taxe foncière a nettement augmenté depuis 5 ans. Avec une progression moyenne de 21%, l’évolution de la taxe foncière est trois fois supérieure à l'inflation et à l'indice de référence des loyers, selon une étude publiée annuellement par l'Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi).
L’augmentation de la fiscalité locale, qui abonde au financement des collectivités locales, a été moins sensible dans certaines communes que dans d’autres. A Lyon, le taux du bloc communal, qui regroupe les taux de Lyon et du Grand Lyon, atteignait 17.17%. Soit une évolution de 16.63% de ce seul bloc sur 5 ans. Avec le taux départemental du Rhône, qui atteint cette année 9.47%, le taux global de la taxe foncière sur Lyon intra-muros atteint 24.58%. « L'impôt foncier pèse de plus en plus sur le budget des ménages propriétaires, allant jusqu'à représenter parfois l'équivalent de trois mois de loyer, de salaire ou de retraite», indique l'Unpi.
Quasiment un loyer annuel pour certains propriétaires
Dans les Echos, le président de l'Union, Jean Perrin, va plus loin: « aujourd'hui, certains propriétaires, qu'ils soient bailleurs ou occupants, finissent par verser à l'Etat quasiment l'équivalent d'un loyer annuel, quand on additionne les diverses charges : la taxe foncière (35% de la valeur locative soit quatre mois de loyer), la taxe d'habitation, la TVA sur les travaux obligatoires d'entretien et de mise aux normes, etc ». Pour le président de l'UNPI, relever la taxe d'habitation est politiquement bien plus délicat, "donc on touche à la taxe foncière, qui n'affecte que les propriétaires".
Sur 5 ans, de 2006 à 2011, ce taux global a ainsi augmenté de 15.11%. C’est une progression inférieure à la moyenne nationale (+21%). Ce taux global de 24.58% (bloc communal et départemental) est en outre nettement moins élevé que le taux français. A la fin 2011, le taux moyen national de taxe foncière atteignait 35,65 %, hors taxes additionnelles pour équipement et enlèvement des ordures ménagères, selon l’observatoire de l’UNPI.
L'UNPI veut bloquer les taux de taxes foncières
Face à cette flambée, Jean Perrin demande aux collectivités de bloquer les taux des taxes foncières, et que l’augmentation des produits de taxe foncière résulte seulement de la majoration légale et annuelle des valeurs cadastrales (laquelle ne doit pas dépasser l’inflation) ou de l’élargissement naturel des bases d’imposition (les élus sont ainsi incités à miser sur les constructions nouvelles, la rénovation du parc immobilier, et plus largement le développement de leur territoire).
| Commune | Evolution 2006-2011 Taxe Foncière |
|---|---|
| Lyon | 15,1% |
| Villeurbanne | 13.07% |
| Bron | 14.39% |
| Caluire | 10.00% |
| Décines-Charpieu | 13.56% |
| Ecully | 10.99% |
| Givors | 2.19% |
| Meyzieu | 9.09% |
| Oullins | 9.21% |
| Rillieux | 13.54% |
| Saint Genis Laval | 10.46% |
| Saint Priest | 11.30% |
| Sainte-Foy les Lyon | 11.46% |
| Tassin | 19.34% |
| Vaulx en Velin | 11.95% |
| Vénissieux | 9.52% |
Source: observatoire de l’UNPI.
