<p>Le projet de l'ancien hôtel de Région, à Charbonnières, porté par FRG et Brémond (SDH/LPI)</p>
Le groupement a été désigné par la Région Rhône Alpes pour la reconversion de l’ancien hôtel de Région à Charbonnières. Il déboursera 30 millions d’euros pour cette opération.
Le site de l’ancien hôtel de Région a finalement été emporté par le groupement Financière Rive Gauche / Bremond. Cinq candidats avaient été désignés l'an dernier parmi les dix groupes initialement en lice pour la reconversion de ce site emblématique, laissé vacant depuis le déménagement du conseil régional à la Confluence. Après une phase de dépôt et de présentation des projets en septembre, trois groupements demeuraient en course, dont FRG/Brémond. Ce dernier déboursera au final 30 millions d’euros pour cette opération, par laquelle le Conseil Régional tirera 25 millions d’euros. Le groupement s’engagera par ailleurs pour 5 millions d’euros au titre des travaux d’équipement et de service public engagés par la ville de Charbonnières et le Grand Lyon dans le cadre d’un projet partenarial urbain.
Plusieurs critères ont joué en faveur du groupe : d’abord « l’adéquation du programme avec le caractère environnemental de Charbonnières-les Bains », selon la Région. Ensuite, le fait que les bâtiments actuels soient le plus possible réutilisés a semble-t-il fortement joué en faveur du groupement: un espace de congrès sera ainsi créé, organisé autour de l’hôtel de Région, en s’appuyant sur l’actuelle salle d’assemblée reconvertie.
Un seul bâtiment détruit
Seul le bâtiment administratif va être détruit pour laisser place à une vaste prairie centrale au projet, ouverte sur la route de Paris, dégageant des vues vers l’ouest. Le site s’ouvrira ainsi sur l’artère via deux entrées qui s’appuient sur les entrées actuelles. Une allée assurera la liaison avec le centre de Charbonnières. Les immeubles d’habitation seront répartis dans un esprit de résidence dans un parc.
Ludovic Boespflug, le directeur régional de Brémond, avait insisté avant la présentation du programme sur la problématique de l’énergie grise, au cœur de son projet. « Sur un tel projet, on ne peut pas être radical, ni tout détruire, ni tout garder. En revanche, on s’intéresse beaucoup à la problématique de l’énergie grise : aujourd’hui, l’énergie est nécessaire pour construire un bâtiment performant, et entre 50 et 60 ans se passent. On s’évertue à faire des économies très importantes pour les consommations des bâtiments, mais parfois on oublie d’économiser sur l’énergie nécessaire pour le construire (…) Tout ce qu’on peut réutiliser, adapter, on le fait, après il y a parfois des contraintes techniques, réglementaires ou urbaines, qui font que l’on ne peut pas toujours tout garder» avait indiqué le dirigeant lors d’une présentation presse en juin dernier.
Pour cette future réalisation, les promoteurs seront accompagnés par le cabinet d'urbanisme François Leclercq, des architectes Tectoniques, Clément Vergely, ainsi que de l'agence de paysage Base et du bureau d'études en environnement ITF.
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