<p>Marc Uhry (Sylvain D'Huissel/ Lyon Pôle Immo)</p>
Pour la dernière fois en tant que président régional, Marc Uhry a présenté fin avril le rapport rhônalpin sur le mal logement de la Fondation Abbé Pierre. Il évoque avec Lyon Pôle Immo les enjeux de la prochaine réforme territoriale du point de vue de la politique de l’habitat.
Vous avez présenté fin avril le rapport régional de la Fondation Abbé Pierre sur le mal logement. Vous avez à cette occasion choisi de faire un zoom sur un département particulier, la Drôme. Pourquoi ce choix ?
Nous avons souvent un tropisme lyonnais très fort lorsque l’on parle de la région. On a trop souvent tendance à la limiter à Lyon, Grenoble, ou Saint-Etienne. Or la moitié de la population de la région vit hors des huit préfectures. Or ce sont ces zones-là qui sont en déprime. Les ménages quittent les villes moyennes pour les grandes agglomérations, accentuant les effets de pénurie. Nous avons une crise du logement sur l’agglomération lyonnaise qui est liée à la constitution d’îlots de richesse, avec une désertification autour. Ne peut-t-on pas répondre à la crise du logement par les politiques d’aménagement du territoire ? Il y aura une limite à ce que l’on peut accompagner, en termes de réponse aux besoins liés aux mobilités internes à la région et aux mobilités externes vers la région.
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