Les notaires qui faisaient part jeudi de leur dernière note de conjoncture ont une nouvelle fois dévoilé des chiffres orientés à la baisse, tant au niveau national que régional.
Les notaires ont fait état jeudi de leur note de conjoncture basée sur les chiffres du troisième trimestre 2014. Et le marché semble selon eux de nouveau se dégrader. « La baisse du marché de l’immobilier entamée au début de la décennie dans nombre de villes, confirmée au cours de l’année 2014, semble se poursuivre en ce début d’année en affectant désormais l’ensemble du territoire. En effet, les agglomérations de provinces économiquement les plus dynamiques (Lyon, Toulouse, Bordeaux) qui ne subissaient jusqu’alors qu’une baisse des volumes de transactions, amorcent à leur tour une baisse des prix » indiquent les notaires.
Ceux-ci indiquent que l’indice Notaires-INSEE du troisième trimestre 2014 baisse de 0,6% pour les logements anciens par rapport au trimestre précédent (en données provisoires corrigées des variations saisonnières). Avec un prix des appartements anciens toujours en repli (-0,9% après -0,4%) alors que le prix des maisons est lui quasi stable (-0,3% après +0%).
La proportion des villes baissières augmente
Les notaires notent que la proportion des villes qui connaissent des baisses de prix augmente légèrement au troisième trimestre 2014 (environ 60%).
Comme au trimestre précédent, le marché immobilier résiste mieux dans quelques agglomérations, comme Toulouse, Nice et Nantes. Mais les notaires notent que « le prix des maisons anciennes dans l’agglomération de Lyon diminue de 2,2% sur un an et celui des appartements dans celles de Marseille-Aix et Lille baisse de 2,4% et 3,7% respectivement ».
A Lyon, l’évolution du prix au médian au m² pour un appartement ancien est quasiment stable (+0.4% à 3310 euros du m²) au troisième trimestre. Dans les villes de la Région, on note en revanche un repli de 0.7% à Saint-Etienne (1720 euros du m²) et de 1% à Grenoble (-1% à 2260 euros).
Sur les maisons anciennes, on notera un recul plus marqué de leur prix médian à Lyon (-2.2% à 315.000 euros), mais aussi à Grenoble (-0.9% à 325.600 euros), et à Saint-Etienne (-3.4% à 177.000 euros).

Les maisons anciennes sont effectivement de bonnes opportunités d’acquisition.
Avec la baisse de leur prix de vente moyen, la comparaison peut se tenir avec certains appartements. A réfléchir avant l’achat d’un bien immobilier à Lyon Ouest ou dans l’agglo.