<p>(SDH/LPI)</p>
La FNAIM a fait un point jeudi sur la situation du marché du logement au premier semestre.
Quelques jours après les réseaux d’agences, tels que Century 21, Laforêt, ou Orpi, c’était au tour de la FNAIM de communiquer ses chiffres du premier semestre 2015. La fédération a notamment fait part d’une timide reprise de l’activité. « Le nombre de transactions, relativement stable depuis trois ans autour de 700 000, augmente à 707 000 sur les 12 derniers mois. Il reste toutefois très loin de son niveau d’avant la crise de 2008 (810 000 en 2007, 821 000 en 2006) » note la fédération. 89 616 réservations annuelles avaient été enregistrées à fin mars 2015, soit + 3,5 % par rapport à fin décembre 2014 mais en baisse de 14 % par rapport à la moyenne observée entre 2000 et 2007.
Jean-François Buet, Président de la FNAIM, a, à l’occasion de la publication de la note de conjoncture de la Fédération, insisté sur le décalage entre la production législative et les besoins du secteur : « nos politiques s’ingénient à répondre à des questions que personne ne se pose et à éluder les vraies interrogations. L’inflation législative et réglementaire est déjà préjudiciable en soi. Elle l’est encore plus quand les textes sont déconnectés de la réalité. Entre les pouvoirs publics et l’immobilier, l’incompréhension persiste et le marché s’en ressent ».
Investissement locatif en berne
Sur la fin 2015, la fédération reste confiante, si toutefois les taux restent bon marché. « En cet été 2015, l’immobilier résidentiel a probablement touché le fond et pourrait reprendre vigueur, à condition que son principal moteur, le crédit à bas prix, ne lui fasse pas défaut. Or, l’évolution des taux d’intérêt, liée notamment à l’issue de la crise grecque, reste la grande inconnue » indique la FNAIM.
Parmi les phénomènes marquants, l’organisation déplore un investissement locatif en panne, ainsi que des « résidences secondaires en vrille ». « Il est urgent de relancer l’investissement locatif des particuliers. Ce serait bon pour tout le monde : pour ceux qui cherchent à se loger, bien sûr, mais aussi pour les retraités, actuels ou futurs. Car, qu’on le veuille ou non, l’investissement locatif reste le meilleur moyen de se constituer un revenu en complément de la pension de retraite », indique Jean-François Buet.
Prix stables
Au niveau des prix, ceux de l’ancien « connaissent un léger rebond avec une augmentation de +0,4% sur la France entière entre le 1er et le 2e trimestre. Mais ils affichent toujours une baisse de -2,2% sur douze mois glissants. Ils ont retrouvé leur niveau de 2006 » note la fédération. En Rhône-Alpes, la baisse des prix sur 12 mois est comprise entre -4% et -2%. Lyon fait toutefois partie des villes, avec Paris, Clermont-Ferrand et Bordeaux, où les prix augmentent, de 0 à 3% sur les 12 derniers mois.

« Investissement locatif en berne »… C’est discutable. Pinel a mis un bon coup de fouet à l’immobilier locatif, dans le neuf, certes. A Toulouse, la FPI avait communiqué sur +34% fin 2014 (de mémoire).
Montpellier s’en tire pas mal non plus, d’autant plus que les plafonds des loyers ont été revus à la hausse. Cela augure donc un meilleur rendement locatif : http://conseils-appartement-neuf.fr/montpellier-neuf-connait-pas-crise/ Et puis, si les prix de l’immo restent chers, ils sont parmi les plus bas de la région !