<p>(SDH/LPI)</p>
Selon Emprunt Direct, les taux ont poursuivi leur remontée en janvier en Auvergne-Rhône-Alpes.
Les taux de crédit immobilier ont de nouveau augmenté en janvier en Auvergne-Rhône-Alpes, selon le dernier baromètre d’Emprunt Direct. Le courtier note qu’après un mois de décembre marqué par une stabilisation des taux de crédit immobilier, les taux sont de de nouveau orientés à la hausse dans la Région.
Le relèvement graduel est qualifié de « graduel » par l’intermédiaire, qui et va de 5 à 10 points de base des taux de crédit immobilier dans la région suivant la durée du prêt et du profil de l’emprunteur. Quand un prêt sur 10 ans est accordé, la hausse des taux est de l'ordre de 10 points de base pour l'ensemble des emprunteurs. Même chose sur 15 ans, où le titulaire d’un bon dossier obtiendra un taux de 1,45%, soit une hausse de 10 points de base par rapport aux taux appliqués en décembre.
Hausse du coût du crédit
La hausse des taux a en tout cas un impact certain sur le cout du crédit. Le courtier prend ainsi un exemple portant sur un emprunt sur 15 ans. Le ménage disposant d’un bon dossier bénéficie sur le mois d’un taux de 1.45%, contre 1,35% en décembre. Et pour une somme prêtée de 200.000 euros, la hausse de la mensualité est ainsi de 9 euros, à 1.237 euros, contre 1 228 euros en décembre. Le renchérissement sur le total du crédit s’élève ainsi, au total, à 1 613 euros.
La hausse des s’explique en grande partie par des facteurs macroéconomiques, comme le rehaussement des anticipations d’inflation et de la croissance en zone euro. Pour Alban Lacondemine, président d’Emprunt Direct, « la forte hausse des taux observée sur les marchés obligataires depuis quelques jours incite les établissements à la prudence, et à répercuter en partie cette augmentation sur le segment des taux de crédit à l’habitat, ce qui tend à affaiblir le pouvoir d’achat immobilier. La tendance observée sur ce segment en janvier devrait se prolonger en février, le scénario d’une hausse graduelle des taux n’étant plus l’unique scénario sur la table. Si une hausse reste pour l’heure notre scénario central, un emballement haussier des taux d’intérêt n’est toutefois plus à exclure ».

« un emballement haussier des taux d’intérêt n’est toutefois plus à exclure »
Ça va piquer… !