<p>La Presqu'ile de Grenoble (Ville de Grenoble)</p>
La Chambre des notaires de l’Isère a fait état mardi de son observatoire de l’immobilier.
Les notaires de l’Isère ont présenté en cours de semaine leur observatoire de l’immobilier, qui fête cette année ses 20 ans. Les notaires isérois ont ainsi rappelé qu’en 1996, un appartement existant de 4 pièces se vendait au prix moyen de 64.000 Euros, et qu’une maison existante de 4 pièces se vendait 71.700 euros.
En 2016, les volumes ont été denses, après une année 2015 déjà marquée par une reprise de l’activité après un cycle de 5 ans en dents de scie. La hausse du volume des ventes dans l’ancien s’est avérée être de +7.5% « dans un marché qui paraît sain et sélectif », selon Jacques Espié, président de la Chambre des notaires de l’Isère. « On revoit nettement réapparaître les primo-accédants sur le marché, spécialement les jeunes, alors qu’entre 2009 et 2014 ils en étaient les plus absents » note-t-il.
Prix stables
La hausse s’explique notamment par la baisse des taux, continue depuis 4 ans, qui dope le marché et incite à l’investissement. Sur 10 ans, couplée à la baisse des prix, cette baisse des taux aura permis aux acquéreurs Grenoblois de gagner 23 m2 supplémentaires à échéance constante.
Côté prix, sur l’ensemble de l’Isère, dans les appartements existants, les prix sont en baisse insignifiante, de l’ordre de 0,2%. Sur la ville de Grenoble et son agglomération, les prix ralentissent pour la 6ème année consécutive, avec un prix médian en repli de 0,9 %.
Des dynamiques diverses par quartier
Par quartier à Grenoble, on notera que le quartier Berriat se stabilise enfin et affiche une variation positive (+1,6%). Certains quartiers stagnent, comme les grands boulevards ou les Alliés Alpins. L’Ile Verte voir ses prix baisser de manière sensible, de l’ordre de 6% après avoir bien résisté en 2015. L’hypercentre, qui avait diminué en 2015, repart en revanche à la hausse en 2016, avec une progression de 1,7%.
Dans l’agglomération, si l’effet ligne E du tramway avait permis une résistance des prix en 2015, les prix sont en baisse de 3 % pour Saint Egrève. On notera également les baisses de Sassenage ( -17 % en 2016 contre une hausse de +10% en 2015 ), ou de Gières ( - 9,4 % ).
Les notaires indiquant par ailleurs que les prix, sur 10 ans, se sont clairement assagis en Isère, et notamment sur Grenoble, où l’évolution des prix s’avère être de -10% depuis 2006. « Au final quasiment toutes les communes de l’Isère connaissent une baisse des prix dans les appartements anciens. Le tout sauf les zones de Montagne ou les prix progressent . On peut se féliciter de ces baisses de prix, en notant que le pouvoir d’achat immobilier des Isérois n’a jamais été meilleur. Même s’il est vrai que pour certains acquéreurs ayant acheté il y a dix ans, la revente fait apparaître de significatives moins – values » indique la Chambre.
