<p>(Crédit Foncier)</p>
Le directeur général de l’établissement, Bruno Deletré, faisait mardi un point sur les perspectives du marché immobilier sur l’ensemble de l’année 2017.
Au terme du premier semestre 2017, le Crédit Foncier faisait mardi un point sur la situation du marché immobilier français. Le directeur général du Crédit Foncier, Bruno Deletré, a livré, à l’occasion de cette conférence de presse, les perspectives de l’établissement sur l’ensemble de l’année 2017.
Le marché immobilier français reste toujours bien orienté, dans un contexte de taux d’intérêt toujours très bas pour les prêts immobiliers, et de dispositifs publics de soutien à l’achat désormais clairement identifiés par les ménages, au premier rang desquels on trouve le PTZ et le dispositif Pinel.
Côté immobilier neuf, selon la banque, « près de 410 000 logements devraient être construits en 2017 », contre 384 000 en 2016. Ceci représente une progression attendue de 6% du marché du neuf. « La hausse du segment du logement locatif privé devrait être de 17 % et celle de l’accession de 7% » prédit-elle.
Une prévision de 880 000 transactions dans l’ancien
Le Crédit Foncier prévoit une nouvelle hausse des transactions dans l’ancien, avec au moins 880 000 transactions attendues sur l’année, soit une progression de 4% par rapport à 2016, et de 27 % sur 3 ans (2014-2017). Ceci devrait se traduire par une hausse différenciée des prix des logements. « Ainsi, pour un appartement ancien de trois pièces standard, la hausse est comprise entre 4 % et 8 % dans les grandes agglomérations telles que Paris, Lille, Lyon, Bordeaux et Toulouse, tandis qu’elle peut dépasser les 8 % dans certaines agglomérations de moindre taille comme Reims, Besançon, Tours et Le Mans, qui bénéficient d’un phénomène de rattrapage après des années de plus faible activité », analyse l’établissement.
L’établissement note au passage que la durée de recherche est désormais de 4,4 mois, contre 7 mois en 2014. « 71 % des ménages signent un compromis en moins de douze mois de recherche (contre seulement 53 % en 2014) », précise la banque.
Un volume de crédits à l’habitat attendu en hausse
Cette bonne tenue du marché se constate aussi du point de vue du financement. Le volume de crédits immobiliers devrait continuer de progresser, avec 170 milliards d’euros distribués en 2017 au titre des crédits à l’habitat, contre 157 milliards d’euros en 2016, soit une hausse de l’ordre de 8 % sur un an et de 42 % sur trois ans (2014-2017). Un montant qui ne comprend pas les rachats de crédit.
Bonne tenue du marché immobilier tertiaire francilien
L’acteur bancaire a également évoqué le marché de l’immobilier d’entreprise, en évoquant la bonne tenue du marché locatif tertiaire en Ile-de-France s’est bien tenue avec près de 664 000 m² placés au 1er trimestre 2017, soit une hausse de 27 % par rapport au 1er trimestre 2016. Le Crédit Foncier anticipe, pour l’année 2017, un volume prévisionnel de 2,4 millions de m² placés, soit un niveau stable par rapport à 2016.
Sur le front de l’investissement en immobilier d’entreprise, la région Ile-de-France, et plus spécifiquement Paris-Quartier central des affaires (Paris-QCA), est toujours très convoitée, indique la banque, qui s’attend à un total de 24 milliards d’euros investis en 2017, en dépit d’un premier trimestre en-deçà des attentes (3,1 milliards d’euros investis).
« La prime de risque immobilier s’élève à 203 points de base pour les produits de qualité (Paris-QCA) contre 254 points de base fin 2016. Le taux prime pour les bureaux à Paris-QCA devrait s’élever à plus de 3 % fin 2017 », indique Crédit Foncier.
