<p>(Crédit Foncier)</p>
L’établissement a, lors d’une conférence de presse organisée mercredi livré son analyse sur les marchés immobiliers résidentiels et tertiaires, et leurs perspectives pour 2018.
2017 s’est révélé être une année exceptionnelle. Tel est le message que Benoit Catel, directeur général du Crédit Foncier, a voulu faire passer lors d’une conférence de presse organisée mercredi. Aussi, concernant les perspectives 2018, le dirigeant s’est voulu relativement prudent : l’année en cours devrait être une année dynamique, mais « bien qu’en-deçà des records enregistrés en 2017 ».
Sur les marchés immobiliers résidentiels et tertiaires et les perspectives pour 2018, «l’année immobilière 2017 a été exceptionnelle sur tous les fronts », a indiqué Benoit Catel. Concernant les perspectives, la prudence reste toutefois de mise. « 2018 devrait être également une année dynamique, bien qu’en-deçà des records enregistrés en 2017. Pour les ménages, le surplus de pouvoir d’achat apporté par le niveau bas des taux d’intérêt devrait être contrarié, d’une part par la hausse des prix, d’autre part par la diminution des dispositifs de l’Etat. La quasi-suppression de l’APL accession et la baisse du PTZ auront un effet négatif sur la primo-accession », a-t-il indiqué.
Bon bilan 2017
L’établissement a rappelé les grands chiffres en matière de crédit. 178 milliards d’euros de crédits immobiliers, hors rachats, ont été acceptés, soit une hausse pour l’année de 13% et de 48% en trois ans, de 2014 à 2017.
Il estime en outre à 970.000 le nombre de transactions enregistrées dans l’ancien, ce qui est « un niveau supérieur de 30% à la moyenne observée au cours des dix dernières années ; soit une hausse annuelle de 15% et de 40% en trois ans ». Il a en outre rappelé les mises en chantier de logement, qui, avec 419.000 logements construits (+16 % sur un an ; +25 % sur trois ans) restent encore sous leurs niveaux d’avant-crise (494 000 logements commencés en 2006). Il note en outre que 130.000 maisons individuelles neuves ont été commercialisées, soit 15% de plus qu’en 2016.
Crédit Foncier explique ces bonnes performances par un niveau de taux d’intérêt très bas (1,5 % en fin d’année) mais aussi l’efficacité des mesures de soutien public, notamment le prêt à taux zéro (PTZ) et l’APL-accession, ainsi que le dispositif Pinel d’aide à l’investissement locatif.
Prévisions positives
Selon l’établissement, le marché du logement devrait rester soutenu en 2018. Il prévoit une hausse insignifiante (1,65 % attendu fin 2018) des taux d’intérêt de crédit, qui devraient rester à des niveaux « très faibles et attractifs ». Mais le marché devrait toutefois être affecté par la hausse des prix immobiliers et la quasi-suppression de l’APL Accession, qui pénaliseront le pouvoir d’achat des ménages.
Aussi, Crédit Foncier table sur un volume de crédits immobiliers en baisse de 6% à 167 milliards d’euros, et un volume de transactions dans l’ancien également en repli à 900.000 unités (-7 %). Ceci constituerait toutefois un niveau 20 % supérieur à la moyenne enregistrée sur les dix années précédentes. Il prévoit également une baisse des ventes de maisons individuelles en secteur diffus à 110.000 (-15 % par rapport à 2017). En outre, les mises en chantier devraient aussi décélérer, à 395.000 logements (-5 % par rapport à 2017).
Côté prix, la hausse dans l’ancien devrait se poursuivre, mais à un rythme moindre, avec une progression de 2,5% attendue en moyenne nationale.
Sur le front de l’immobilier d’entreprise, l’investissement dans ce segment a dépassé l’an dernier le niveau de 2016 (+3 %), avec un volume de 25,5 milliards d’euros et une très forte progression en province. Le phénomène devrait se prolonger en 2018, et l’année devrait être « au même niveau que 2017 », indique Crédit Foncier. Il prévoit une légère hausse de la demande placée, passant de 2,6 millions de m² (marché locatif tertiaire) en 2017 (en hausse de 8% par rapport à 2016) à 2,7 millions de m² en 2018.
