<p>(SDH/LPI)</p>
Les prix sont notamment en forte hausse à Lyon et Clermont-Ferrand.
Après Century21, LPI-Seloger a, à son tour, fait état de son bilan du marché immobilier pour l’année 2018. L’observatoire couvre 3.950.000 biens (avec compromis et mandats) , 6.100 agences immobilières, promoteurs, foncières et établissements de crédit , soit 54% du marché du neuf et de l’ancien.
L’observatoire a fait état d’une dégradation du moral des ménages, mais aussi une baisse des soutiens publics, avec la suppression des aides à l'accession. Malgré la baisse des taux de crédit immobilier – ceux-ci sont passés de 1,51 % à 1,45 % - on observe en outre un recul des demandes de crédits immobiliers. Du point de vue de l’activité, les transactions se sont révélées être également en repli de 5,8%. C’est notamment le cas en Auvergne (-3,5%) et Rhône-Alpes (-10,6%).
Des prix en forte hausse dans certaines villes
Au niveau national, les prix de l’immobilier se sont révélées être en hausse de 3,5%, contre 4,1% en 2017. La hausse est, selon l’observatoire, un peu moins soutenue pour l’immobilier neuf, avec une progression des prix de 2,3 %.
L’augmentation des prix signés des logements anciens est constatée dans la plupart des régions, à l’image de celle observée les anciennes régions Auvergne (+2,8% à 1.820€ le m²) et Rhône-Alpes (+2,8 % à 3.132€ le m²). Il faut ainsi 4,5 années de revenus pour acquérir un logement ancien en Rhône-Alpes, contre 3,2 années en Auvergne, et 4,7 années de revenus sur la France entière.
On observe de larges disparités de tendance entre les villes. On observe ainsi une baisse de 13,9% à 1.652€ le m² à Le Mans, alors même que les prix sont en forte hausse de 12,8 % à Limoges, à 1.645€ le m². Parmi les autres villes en forte hausse, on retrouve Rennes (+11,1% à 3.152€ le m²), Bordeaux (+10,2 % à 4736€ le m²), Paris (+6,8% à 9.958€ le m²), Angers (+6,5% à 2.296€ le m²) et Nantes (+5,4% à 3.410€ le m²).
Disparité des prix en Auvergne-Rhône-Alpes
En région Auvergne-Rhône-Alpes, on retrouve les mêmes disparités, avec une hausse de 7,2% des prix à Lyon (4.591€) et de 5,8 % à Clermont-Ferrand (2171€ le m²) et une baisse de 5,6 % à Saint-Etienne (1326€ le m²). Les prix sont également en hausse assez soutenue à Grenoble (+1,7% à 2.595€ le m²) et à Villeurbanne (+2,5% à 3.048€ le m²). Lyon d’ailleurs fait partie des villes les plus chères derrière Bordeaux et Paris. Les surfaces achetées s’élèvent à 71,3 m² dans l’ancien en Rhône-Alpes, et à 80,6 m² en Auvergne.
Par département dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, on notera que les prix des logements anciens sont supérieurs à 3.000 euros en Haute-Savoie (3.707€ le m²), en Savoie (3.540€ le m²) et dans la circonscription du Rhône (3.834€ le m²). Les prix les plus bas sont constatés dans le Cantal (1.145€ le m²), dans l’Allier (1.305€ le m²), dans la Loire (1.377€ le m²) et la Haute-Loire (1.425€ le m²). Les prix sont de 1.839€ le m² en Ardèche, de 1.717€ le m² dans la Drôme, de 2.048€ le m² dans le Puy-de-Dôme, de 2.462€ le m² en Isère, de 2.943€ le m² dans l’Ain.
Pour 2019, LPI Seloger prévoit une hausse des prix de l’immobilier de 2% à 2,5%, avec une accélération des disparités entre les grandes métropoles et le reste du territoire. L’observatoire prévoit également une baisse probable de 5 % du nombre de transactions.
