Une baisse des taux de crédit immobilier en juillet

CSA/Crédit Logement a publié ce mardi son dernier observatoire.

Les taux de crédit immobilier ont reculé en juillet, selon le dernier observatoire CSA/Crédit Logement. Le taux moyen des crédits du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) s’est en effet établi à 1.25 % en moyenne, contre 1,29 % en juin. L’observatoire note que la crise du coronavirus « a renforcé l’incertitude sur les évolutions macroéconomiques et financières à venir, ainsi que sur les risques portés par les établissements prêteurs sur la dette immobilière des particuliers ». Aussi, la montée du chômage et les pertes de pouvoir d’achat ont, selon lui, « accru la probabilité de survenance des défauts de remboursement ».

Taux moyen en recul de 4 points

Face à ces risques, les banques avaient augmenté les taux des nouveaux crédits accordés pour limiter les conséquences de la crise sur leurs équilibres financiers. Cette hausse s’était élevée de 3 points de base en avril et de 8 points supplémentaires en mai. Puis elle avait nettement ralenti en juin, de l’ordre de 3 points. « En juillet, les banques ont cependant révisé à la baisse leurs barèmes et le taux moyen a reculé de 4 points, afin de soutenir la demande de crédits immobiliers, sur des marchés qui ne se sont pas encore rétablis, au-delà du rebond ‘technique’ constaté depuis la sortie du confinement », indique l’observatoire. Reste que les taux des prêts du secteur concurrentiel ont repris de l’ordre de 15 points de base depuis décembre, quelle que soit leur durée à l’octroi.

Les conséquences de la crise actuelle se sont conjuguées avec celles des recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière, émises en décembre, et confirmées en juin. Par ailleurs, l'observatoire note une déformation de la structure de la production de crédits. Celle-ci, qui avait déjà été constatée depuis le début de l’année s’est amplifiée dès avril dernier, dans le contexte d’une chute de la production de crédits comparable à celle qui fut constatée lors de la crise des « subprimes ».

En effet, la part des emprunteurs les moins dotés en apport personnel supportant généralement les taux les moins favorables a encore reculé. Cette moindre part d’emprunteurs modestes ou en primo accession contribue ainsi à neutraliser partiellement la remontée des taux des prêts annoncés dans les barèmes des banques.

Durée moyenne en baisse

Concernant la durée moyenne des prêts, celle-ci s’est établie en juillet à 224 mois. Alors que la durée moyenne des prêts bancaires était restée à peu près stable en 2019 et au cours du premier trimestre 2020, de l’ordre de 228 mois, en moyenne, elle s’était accrue de près de 3 mois durant le confinement. « En retrouvant les valeurs les plus élevées observées jusqu’alors, cet allongement des durées avait permis d’amortir les conséquences de la remontée des taux des crédits et de la poursuite de la hausse des prix des logements. La baisse des taux observée en juillet s’accompagne d’un recul sensible de la durée moyenne (plus de 6 mois) : le déplacement de la production vers des prêts de plus courte durée répond à la transformation des clientèles », note Crédit Logement.

Concernant l’activité, la demande de crédits immobiliers s’était essoufflée dès novembre, en dépit de conditions de crédits exceptionnelles. C’est la hausse des prix des logements, puis la mise en œuvre des recommandations du HCSF qui avaient alors pesé sur le dynamisme du marché. Il s’était dégradé durant les deux premiers mois de 2020, avant le déclenchement de la crise de la Covid-19, et un mois de mars très perturbé. La production a ensuite chuté en avril avant une baisse qui s’est amplifiée en mai.

Net recul sur un an

« En dépit du rattrapage de tous les projets stoppés nets par le confinement, la reprise observée en juin et qui s’est poursuivie en juillet n’a pas permis de retrouver le niveau d’activité de février 2020, et encore moins celui de juin 2019 », note Crédit Logement. L’activité en rythme d’évolution en glissement annuel (hors rachats de créances) mesurée en niveau trimestriel glissant recule de 25.9 % en juillet pour la production et de 25.5 % pour le nombre de prêts. « L’activité mesurée en niveau annuel glissant recule donc toujours, après plus de trois mois de décrochage de la demande : avec en juillet 2020, - 11.5 % (contre + 10.8 % il y a un an à la même époque). Et le repli du nombre de prêts bancaires accordés s’accélère (- 13.3 %, contre + 3.3 % il y a un an à la même époque) » , indique l’observatoire.






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