Selon Moody’s, le scénario central concernant le secteur immobilier français reste une croissance ralentie voire une baisse modérée des prix. Le secteur bancaire semble toutefois à même d'absorber les effets d'une telle situation.
Les banques françaises sont bien armées pour faire face à l’hypothèse de plus en plus plausible d’une baisse des prix de l’immobilier. Selon l'agence d'évaluation financière Moody's, les banques françaises ne seraient pas mises en danger par les effets d'un repli limité des prix de l'immobilier.
Moody’s prévoit, comme scénario central à court terme, un ralentissement de la croissance des prix immobiliers, voire une baisse modérée de ces derniers. En effet, plusieurs signes de ralentissement des prix se sont fait jour début 2011, avec un ralentissement de la hausse dans les grandes métropoles, notamment à Paris, voire même dans de nombreuses régions, des baisses de prix.
La probabilité d’une forte contraction des prix a augmenté
Or l’impact de ce phénomène semble avoir montré que les banques étaient capables d’absorber une telle situation. Dans une note sur la question, Stéphane Herndl, analyste sur les banques françaises chez Moody's Paris explique que " la baisse des prix observée il y a peu a démontré que les banques françaises ont les moyens d'absorber un tel choc".
Reste que la situation pourrait être différente en cas de chute plus marquée des prix. Selon l’agence de notation, dans cette situation, les banques pourraient enregistre une augmentation de leurs pertes sur les crédits immobiliers. Or il est très difficile pour elles de remonter leurs marges, du fait de la forte concurrence régnant sur ce marché. Une sorte de scénario, "à l'américaine", qui est, pour l'instant envisagé mais pas encore privilégié. Car si le scénario central reste bien un repli modéré des prix, Moody’s note que la probabilité d’une baisse sévère a, elle, progressé.
