On s’attendait depuis des semaines à une modification du PTZ+ : elle n’a finalement pas eu lieu.
Est-ce une manière de garder des cartouches en vue d’un prochain tour de vis ? Toujours est-il que le gouvernement n’a pas touché au dispositif phare en matière d’accession à la propriété, à savoir le PTZ+.
Le prêt à taux zéro plus, qui coute 2.6 milliards d’euros par an était au centre de toute les spéculations. Au cours du mois d’aout, le Figaro avait rapporté diverses pistes, dont celles qui conduisaient à conditionner l’obtention d’un PTZ+ aux revenus. Benoist Apparu, qui a sans doute travaillé d’arrache pied la semaine dernière tant les pistes d’économies possibles conduisaient souvent au ministère du logement, était resté muet sur cette question.
La FNAIM satisfaite
Dernière possibilité de réforme de ce dispositif qui avait été un temps envisagée : faire en sorte que le dispositif soit moins intéressant pour les logements anciens. Cette hypothèse, qui aurait favorisé un peu plus les logements neufs, et donc satisfait les promoteurs (lesquels ont protesté contre l'ensemble des réformes annoncées mercredi) , avait été évoquée par le Figaro mercredi. Un signe, sans doute, que les derniers arbitrages se sont probablement réalisés quelques heures avant les annonces de François Fillon.
La FNAIM s'est félicitée de la décision du Gouvernement: "en temps de crise, le marché de l’ancien ne peut pas se passer d’une incitation publique forte en faveur de l’accession à la propriété, a-telle indiqué. Toutefois, la fédération est beaucoup moins enthousiaste concernant la modification du régime des plus-values immobilières, regrettant le renforcement, "pas à pas", de leur fiscalité.
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Dommage ! Le PTZ+ devrait être réservé au BBC pour les primo-accédants sous conditions de ressource. Une économie supplémentaire qu’aurait pu faire l’état. Mais c’est peut-être reculer pour mieux sauter. « La suite au prochain numéro », comme on dit.