Les prix devraient reculer en 2012, selon la fédération nationale de l’immobilier.
La FNAIM présentait aujourd’hui ses perspectives en matière d’immobilier. Et une fois de plus, les prix ont nettement augmenté en 2011, avec une augmentation de 7.3% sur l’année. La hausse aura été plus sensible pour les appartements (+8.9%) que pour les maisons (+6.2%).
Les disparités régionales restent importantes, avec une hausse nettement moins sensible en Province (+6.3%) qu’en Ile de France (+11.1%). A Paris, la hausse atteint même jusqu’à 22.7% pour les appartements. Mais au final, les progressions des deux dernières années (2010 et 2011) seront tout au plus venues compenser les baisses enregistrées deux ans auparavant.
Stagnation au quatrième trimestre
On notera toutefois que la hausse des prix s’est concentrée sur l’année écoulée sur les premiers trimestres de l’année. Sur le quatrième trimestre, les prix ont même stagné (0%), après des variations respectives sur les trois premiers trimestres, de 1.9%, 2.5%, et 2.6%.
Plus important encore, la psychologie des français, jusqu’ici plutôt haussière est en train de changer. Selon un sondage IFOP pour la FNAIM, 49% des français pensent que les prix sont restés stables, contre 29% en octobre. Ils étaient encore 59% en octobre à penser que les prix progressaient.
Les taux peu attractifs
Ils sont en outre de moins en moins nombreux à voir l’octroi d’un crédit par une banque comme une chose aisée, l’indice mesurant la facilité d’obtention des prêts étant revenu à 13%, passant sous les niveaux d’octobre 2009. De la même façon, la perception concernant l’attractivité des taux de crédit est revenue au plus bas, à 31%, contre 62% en décembre 2010.
De ce fait, selon la fédération nationale des agents immobiliers, les prix pourraient baisser jusqu’à 5% en 2012, après avoir augmenté de 7.3% en 2011. Avec l’impact négatif de la réforme des plus-values immobilières, le nombre de transactions pourrait en effet reculer d’environ 15%.
