Le candidat socialiste, François Hollande, a détaillé hier sur M6 qu’il était favorable à un élargissement du prêt à taux zéro dans l’ancien.
Le prêt à taux zéro dans l’ancien va-t-il faire son retour dans les prochains mois ? Cette question dépendra sans nul doute du résultat des élections présidentielle et législative. François Hollande, le candidat socialiste à la présidence de la République, a en tous cas, de nouveau exposé hier, à l’occasion d’un passage dans l’émission Capital, sur M6, ses propositions en matière de logement : blocage des loyers à la relocation, relèvement du plafond du livret A, mise à disposition de terrains par l’Etat aux collectivités locales, et élargissement du PTZ …
« Je pense que l’accession à la propriété est aujourd’hui une volonté (des français). Comment faire ? Il y a les prêts à taux zéro que j’élargirais, car aujourd’hui, parce que c’est une façon de pouvoir trouver un apport personnel » a indiqué le candidat socialiste, qui semble donc vouloir un retour au prêt à taux zéro de début 2011. Il faut dire que déjà, lors du vote concernant le deuxième plan de rigueur, les sénateurs avaient pris le parti de laisser la possibilité pour les ménages achetant un bien ancien de pouvoir bénéficier du PTZ, projet qui avait ensuite été retoqué en deuxième lecture par l’Assemblée Nationale, au nom de la rigueur.
Les terrains libérés en bail emphytéotique
Sur le front des terrains, le candidat socialiste reste sur sa ligne : il veut les rendre disponibles pour au final imposer des baisses de prix. « Des terrains sont vendus parce que l’Etat et les collectivités territoriales n’arrivent pas à se mettre d’accord. Qu’est-ce qui va se passer ? Si l’Etat vend cher ces terrains –d’ailleurs ils valent cher, puisqu’ils sont souvent en pleine ville – le promoteur, le bailleur social ou la collectivité publique va forcément intégrer le prix du terrain dans le coût de la construction, puis après dans le loyer qui va être proposé ».
Par la mise à disposition gratuite de ces derniers, François Hollande souhaite ainsi faire baisser les prix ou même les loyers. « Je veux absolument faire baisser aussi ou le niveau du prix si c’est un immeuble qui doit être neuf et proposé à l’accession à la propriété, ou le niveau du loyer » a-t-il indiqué.
L’ex-premier secrétaire du parti socialiste a en outre précisé que ceci ne passerait pas par l’Assemblée Nationale, mais serait appliqué directement, dès sa prise de fonction: « cette proposition, je la mettrai en œuvre tout de suite, même pas besoin de loi : il s’agit de dire : tous les terrains sont à disposition des communes à condition qu’elles construisent ».
Doit-on vraiment favoriser la demande ?
La question du manque à gagner pour l’Etat reste, toutefois, posée. Si le candidat PS veut en effet mettre à disposition des communes ces terrains via un bail emphytéotique, la perte de valeur pour l’Etat reste bien réelle… alors même que les finances publiques de ce dernier sont au plus bas. L’aspect positif de cette mesure est en revanche qu’elle axe la propriété sur la libération de foncier, ce qui pourrait avoir à terme un biais positif sur l’offre de logements, l’une des clefs de la baisse des prix.
Mais pour autant, doit-on parallèlement continuer à encourager les mécanismes d’aides à la propriété, et favoriser la demande? Si le Scellier a fait enfler les prix, le doublement du PTZ puis le PTZ+ ne sont pas non plus, de l’avis de nombreux professionnels, étrangers à la hausse des prix en zone tendue… D’où sa suppression fin 2011. Et c’est là l’un des paradoxes : en voulant élargir le PTZ, François Hollande pourrait donc réitérer l’une des erreurs du quinquennat Sarkozy: en favorisant la demande, sans favoriser l’offre de manière égale ou supérieure, on s’expose de facto à une hausse des prix.
Depuis le retrait de plusieurs de ces dispositifs étatiques, la baisse des prix commence à se concrétiser, notamment dans les secteurs périphériques des agglomérations : la fin du soutien de l’Etat a en effet mis à nu le pouvoir d’achat limité des acheteurs face aux vendeurs, d’où un réajustement salutaire des prix. Il est en tout cas nécessaire qu’à l’avenir, et quelle que soit la majorité qui sortira des urnes, l’Etat ait le souci d’un certain équilibre du marché immobilier, en prenant les mesures les plus à même de résoudre l’immense problème du mal-logement, encore pointé en fin de semaine dernière par la Fondation Abbé Pierre.

Le PTZ dans l’ancien c’est refaire l’erreur que le gouvernement précédent vient de corriger. Ca ne solvabilise personne puisque les prix augmentent d’autant, ça coûte très cher à l’Etat alors que ses finances sont dans le rouge, et ça fabrique des surendettés (les gens empruntent en croyant faire une bonne affaire avec le taux 0 mais oublient qu’il faut quand même rembourser le capital emprunté.
Il faut agir sur l’offre, pas sur la demande.
On marche sur la tête
Pas tout à fait d’accord avec Julie, certes il faut agir sur l’offre : Plan de construction massif, mis à disposition des terrains publiques. Ceci permettra de rééquilibre le niveau de l’offre et la demande et ainsi influer sur une une baisse des prix. Par contre il est nécessaire également de donner plus de pouvoir d’achat aux accédents, à savoir des taux d’intéréts bas, notamment pour le primos accédent : Avoir un logement n’est pas un luxe, c’est un nécessité !
julie a entieement raison et nabil nest qu’un agent immobilier de pacotille avec ses gros sabots…
Si on se réfère à votre précédent article http://www.lyonpoleimmo.com/2012/09/05/22146/la-baisse-des-taux-se-poursuit-en-septembre/ et le retour du PTZ, est-ce que vous pensez que les ventes vont repartir ?
@ Nabil
Non, on connaît les résultats , resolvabiliser toujours plus les gens ne règlent pas le problème mais l’amplifie.