PERSPECTIVES 2011 - L'une des interrogations majeure de 2010 sera la situation sur le front des conditions de crédit. Dans les zones tendues, la perte de pouvoir d'achat induite par une hausse des taux pourrait calmer les tensions.
La fin de l’année approche et il est temps de s’interroger sur ce que 2011 nous prépare sur le front de l’immobilier. La réponse, dépendra, comme en 2010, du segment de marché concerné. Sur le marché résidentiel, les tensions pourraient progressivement s’atténuer, du fait de l’arrêt prévisible de la baisse des taux de crédit immobilier.
Déjà, l’ensemble des courtiers s’accordent à dire que la situation sur le front des conditions de crédit s’est tendue en décembre. Et Crédit Logement pourrait bien en tout début de semaine prochaine confirmer cette tendance. En outre le potentiel de hausse apparait intact : les banques ont relevé leurs barèmes de crédit de 15 à 20 points de base, quand la hausse des taux de l’OAT, qui sert de référence sur le marché du crédit immobilier, atteint près de 85 points de base depuis la fin août.
Cette remontée des taux, annoncée dans tous les médias, pourrait bien avoir une première conséquence directe. Comme la médiatisation du mouvement de baisse des taux avait décidé certains propriétaires à se lancer dans une renégociation de crédit, l'annonce d'une hausse des conditions de crédit pourrait bien tarir ce flux. Deuxième conséquence, non moins importante : du fait de l’arrêt de la baisse des taux, il n’y aura plus, sur le marché de la transactions, de gain de pouvoir d’achat du côté de l’acheteur. Or cette perte de marge de manœuvre pourrait peser sur les prix. En effet, jusqu’à présent le gain de pouvoir d’achat de l’acheteur avait été directement capté par le vendeur. Ce qui procurait au final un soutien indirect aux prix. Du coup, la fin du repli massif des taux pourrait bien parallèlement signifier l’arrêt de la hausse. Un phénomène salutaire?
