Les présidents des grandes associations de collectivités territoriales urbaines se félicitent du statut de métropole envisagé par le président de la République.
La décentralisation fait débat au sein des grandes associations de collectivités territoriales urbaines. Vendredi, celles-ci ont fait part de leurs propositions, afin que celles-ci soient prises en compte dans la nouvelle phase de décentralisation que souhaite mettre en place le nouvel exécutif.
Ainsi Gérard Collomb, président de l’ACUF, Michel Destot, président de l’AMGVF, Vincent Feltesse, Président de la FNAU) en concertation avec Daniel Delaveau, au nom du club des agglomérations de l’AdCF, se sont ainsi félicité « de la volonté du Président de la République de créer un nouveau statut de métropole.
Des critères pour le statut de métropole
Ils souhaitent que ce statut, qu’ils proposent de nommer « communauté métropolitaine », soit conditionné sur des critères de rayonnement définis par la loi. Seraient ainsi pris en compte « la présence d’ universités, de sièges sociaux de grands groupes et d’organisations internationales, d’un CHU, d’un aéroport international, de ports industriels, de gares multimodales de dimension métropolitaine,… »
Ils souhaitent en outre qu’elles bénéficient de « compétences larges en matière de développement économique, d’enseignement supérieur/recherche, de promotion internationale, de transport, d’habitat, de développement durable et d’aménagement numérique ».
Pour eux, l’ensemble du fait urbain devrait être renforcé en permettant aux « communautés d’agglomération » qui le souhaitent de prendre le statut de « communauté urbaine » sans condition de population, statut qui accéderait également à de nouvelles compétences.
Une élection au scrutin universel des représentants ?
En outre, les « pôles métropolitains », tel que celui conclu entre Lyon Saint Etienne Vienne et la CAPI seraient consolidés « dans leur rôle de coordination entre grandes agglomérations et intercommunalités péri-urbaines ».
Elles demandent également une nouvelle « conférence des exécutifs locaux » réunissant le conseil régional, les communautés, et les conseils généraux, qui s’accordent sur un « Schéma de gouvernance territoriale » et participent à son élaboration, sa signature, sa mise en œuvre, et son évaluation ».
Ils proposent également « un scrutin universel direct dans la perspective des élections de 2020, qui devra concilier la représentation démographique et la représentation territoriale ».
