Les Notaires de France ont présenté hier leur note de conjoncture. Ils ont fait état d’une nette baisse des volumes dans le pays, et une stabilisation des prix. A Lyon, celle-ci est déjà sensible.
La hausse des prix n’est plus que de 1.9% à Lyon, à 3171 euros, selon la dernière étude des notaires de France, basée sur les chiffres du deuxième trimestre 2012. Et en Rhône Alpes, certaines villes ont basculé dans le rouge. C’est le cas pour les appartements à Grenoble (-2.3% à 2381 euros) et Saint-Etienne (-2.7% à 1211 euros).
Côté maison, même tendance est observée sur la capitale du Dauphiné, où les prix sont reculé de 0.3% à 312800 euros. A Saint-Etienne, les prix sont toujours à la hausse (+3% à 185.000 euros) tout comme à Lyon (+2.1% à 303100 euros).
Les transactions en baisse au niveau national
Les prix se sont de leur côté nettement stabilisés au niveau national. « En Province, les indices Notaires-Insee du deuxième trimestre reflètent sur un an une stabilité (+0,1%) du prix des appartements et une baisse du prix des maisons (– 1,3%) » notent les notaires.
Les volumes ont, eux, nettement baissé en, avec une baisse des volumes de 17% à fin août 2012 par rapport à août 2011. Le mouvement de recul est perceptible en Ile de France, de 23% sur les maisons et de 20% sur les appartements.
Les prix en repli dans le neuf
Au niveau des chiffres du logement neuf sur la région Rhône Alpes, les prix ont reculé de 0.9%, à 3693 euros. « Si le nombre absolu des ventes à investisseurs dépend aussi de la conjoncture économique et immobilière, leur part dans les ventes des promoteurs est essentiellement liée à leur attractivité. Ainsi le recul attendu de la part des ventes en « Scellier » entre 2010 et 2012 est-il dû aux « coup de rabot » sur les « niches » fiscales » notent les notaires.
« De même, les dispositifs plus sociaux, c’est-à-dire assortis de plafonds de loyers abaissés et de ressources des locataires, connaissent un succès moindre, même en l’absence d’alternative, comme ce fut le cas du « Besson ». Si l’on admet que l’objectif économique d’augmenter l’offre de logements locatifs ne suffit pas à justifier une aide de l’Etat, il faut veiller à ce que les contraintes « sociales » n’amputent pas trop la rentabilité attendue » indique les Notaires.


Les chiffres des notaires ont de 3 à 6 mois de retard et ne prennent pas en compte la typologie des biens vendus.
En fait, depuis le début de l’année les prix ont dévissé de 6,2%,et si l’on tient compte que les rares ventes sont sur des biens de petites surfaces et des biens « haut de gamme » la chute des prix est bien plus importante.
Pour notre part, nous pensons que les prix immobiliers lyonnais vont rapidement se retrouver au deçà de ceux constatés début 2009.
Les vendeurs qui seront réticents à accepter de fortes négociations pourront le regretter d’ici peu.
Rien à ajouter, je partage tout à fait l’analyse de Norbert.