Selon le dernier point du réseau Laforet sur le marché immobilier national, la demande s’est reprise en ce début d’année 2014.
Le réseau Laforêt constate une hausse de la demande. « Historiquement soutenue au premier trimestre, la demande reprend en 2014. Les acquéreurs reviennent de manière sensible » note ainsi le réseau d’agences franchisées.
« Paris intramuros reste dynamique et voit sa demande progresser de 34% en ce début d’année. L’Ile-de-France hors Paris progresse de 2,5% et les régions de 3% ». Et le nombre de visites n’est pas le seul à progresser, les transactions progressant également. « Il reste des curieux et des opportunistes attirés par les baisses de prix annoncées ».
Retour des primo-accédants
Selon le réseau, les franchisés font en effet remonter un retour de primo-accédants cherchant à se loger, « motivés par des taux d’intérêts restés bas, malgré des annonces de retour à la hausse ». Mais des disparités sont observées quant à ce constat, les zones urbaines étant pour eux « plus attirantes que les zones rurales ». Il observe également un maintien d’investisseurs patrimoniaux même si « leur objectif n’est pas la rentabilité locative, mais la volonté de se constituer un patrimoine procurant une rente pour la retraite ».
Côté offre, en revanche, les mises en ventes montrent toujours une retenue dans la dynamique. Le stock de biens à la vente reste en effet stable. Seuls l’Ile-de-France et Paris font exception, avec une hausse de 3% et 10% des mises en vente. Au niveau global, le réseau indique que celles-ci sont « dictées par la nécessité ». Les biens les plus onéreux restent, selon le réseau, en stock, faute de demande.
Transactions en hausse…
La hausse de la demande a eu un impact positif sur les transactions, qui ont progressé de 2%, avec toutefois d’importantes disparités au niveau géographique. A Paris, l’évolution est de +11% et en Ile de France, la hausse est de 9%. Les transactions sont en revanche stables en région. « Les zones rurales souffrent d’une demande raréfiée » note le réseau. Dans l’ensemble les transactions sont le fruit de fortes négociations, les acquéreurs ayant désormais le pouvoir plus d’emprise au sein de celles-ci. Le réseau note malgré tout que, sur le trimestre, les négociations entre prix affichés et prix actés se stabilisent, à 6,5%, tout comme les délais de vente (104 jours). « Chaque transaction se réalise au prix de nombreuses tractations, visites… Les acquéreurs détiennent le pouvoir de faire fléchir les vendeurs. Les biens qui ont des défauts sont marchandés» note Laforêt.
… et prix en baisse
Le réseau constate une baisse des prix de 3% par rapport au 4ème trimestre 2013, à 2783 euros du m2. Un phénomène qui contribue selon le réseau « au soutien des transactions ». La baisse des prix est sensible à Paris (-1,5%, prix moyen de 8 099€/m²), en région parisienne (-4% au 1er trimestre, à 3 560 €/m²), mais aussi en régions (-3%, prix moyen de 1 930 €/m²). « Les disparités sont nombreuses entre les villes moyennes qui fléchissent au-delà de 10% et les grandes villes qui résistent mieux » résume Laforêt.
Pour Elix Rizkallah, président de Laforêt, « l’adoption de la loi ALUR peut bouleverser certains paramètres, en renforçant le recul des investisseurs et aussi en augmentant les mises sur le marché de petites surfaces (faisant peut être le bonheur des primo-accédants, mais ne résolvant pas la crise du logement). Le maintien des taux d’intérêts compense l’assombrissement du paysage économique, mais pour combien de temps encore… ».

La reprise des transactions immobilières s’effectue principalement sur les marchés parisiens et franciliens, elle se caractérise par des prix en baisse pour les biens vendus. Cette reprise tend à s’étendre aux métropoles régionales avec des prix stables pour la plupart d’entre elles alors que dans les villes moyennes et dans les petites villes les prix sont en baisse voire en forte chute en raison du ratio défavorable acquéreurs/cédants.
Il y a donc des opportunités à saisir ce qu’ont bien compris les primo-accédants qui sont de retour sur le marché, tandis que les propriétaires souhaitant acheter un logement plus grand sont de plus en plus nombreux à se porter acquéreurs. Le nombre de particuliers souhaitant acquérir un bien immobilier locatif dans le cadre du dispositif loi Duflot augmente également depuis l’entrée en vigueur de la stabilisation du plafonnement des loyers qui donne une meilleure visibilité sur la rentabilité à moyen terme de son investissement.