<p>Gérard Collomb (SDH/LPI)</p>
Gérard Collomb et Richard Brumm présentaient lundi le compte administratif du Grand Lyon. La baisse des dotations et la montée en puissance du fonds de péréquation vont affecter les finances de la communauté urbaine.
Comme il y a quelques jours pour la ville de Lyon, c’est Gérard Collomb et Richard Brumm qui présentaient lundi le compte administratif 2013 du Grand Lyon, cette fois-ci en qualité de président et vice président délégué aux finances.
Le compte administratif est une sorte de bilan de l’exercice budgétaire pour une collectivité. Il doit être présenté avant le 30 juin au conseil communautaire et approuvé. Ce compte 2013 a montré que l’autofinancement avait augmenté de 4.4% en 2013, avec des dépenses réelles de fonctionnement de 1.051 milliard d’euros, contre 993.9 millions en 2012, et des recettes réelles de fonctionnement de 1.41 milliard d’euros, contre 1.34 milliard en 2012. Les dépenses réelles d’investissement ont été de 776.7 millions, contre 719.2 millions en 2012. Les recettes réelles d’investissement ont, elles, été de 288.50 millions, contre 497.1 millions en 2012.
Moins de dotation
Mais les perspectives sont comme pour la ville de Lyon, affectées par la montée en puissance du FPIC, le fonds de péréquation intercommunal. La participation au redressement des comptes publics implique en outre une dotation globale de fonctionnement (DGF) en forte baisse. De 367 millions en 2011, elle va passer à 228 millions en 2016 pour la communauté urbaine.
Les pistes étudiées pour préserver la capacité d’action de la communauté urbaine vont ainsi passer par un examen des dépenses de fonctionnement, ainsi qu'une réduction de la PPI (Programmation Pluriannuelle des Investissements), tant par le biais des dépenses directes que par celui des subventions d’équipement.
Les investissements vont être en partie rabotés et ramenés à une moyenne de 250 millions d’euros par an sur le mandat, contre 450 millions d'euros par an lors du mandat précédent. Sur le volet recettes, les taxes d'habitation et la fiscalité des entreprises devraient augmenter, et, sur certains dossiers d’envergure, des financements européens seront sollicités.
L’arrivée de la Métropole de Lyon en 2015 pourrait de plus modifier certains équilibres, et transformer la gestion de la collectivité, ce que n’a pas manqué de rappeler l’opposition lors du conseil communautaire, à l’image de Christophe Geourgeon, du groupe UDI. « Demain, avec l’arrivée de la Métropole, nous allons passer d'un EPCI de projets à une collectivité de gestion. La rationalisation de notre fonctionnement devient vitale si nous voulons retrouver des marges de manoeuvre et continuer à investir. Et il faudra le faire de manière drastique(…). Ce compte administratif, couplé aux annonces budgétaires de la semaine dernière, c’est en réalité l’enterrement programmé de nombreux beaux projets annoncés. Mr Brumm a confirmé cela dans sa présentation en indiquant que les investissements allaient baissés de 50%!» a indiqué le conseiller communautaire. « Dans les 2 dernières semaines vous avez annoncé des lendemains difficiles pour les finances du Grand Lyon, vous avez annoncé en réalité un plan de rigueur» a-t-il déclaré.
