2012, mauvaise année pour les lotisseurs

Les ventes de lots ont reculé de 11%, selon les dernières données publiées lundi par le syndicat national des lotisseurs aménageurs.

Les ventes de lots en zones aménagées ont diminué de 11% l’an dernier. Tel est le constat dressé lundi par le syndicat des aménageurs lotisseurs (snal), qui faisait hier le bilan de l’année 2012 sur le marché des terrains à bâtir.

Selon les observatoires locaux SNAL Adequation, qui représentent 44% de l’activité nationale, les mises en vente en zones aménagées ont ainsi reculé de 4% à 14.452 lots en 2012, contre 15.119 en 2011. Les ventes, elles, ont de leur côté reculé de 11% à 16441 unités, contre 14616 unités.

Le syndicat a en outre rappelé que sur les 336.276 mises en chantier comptabilisées l’an dernier, seuls 277.940 logements neufs avaient été totalisés. En outre, le syndicat a rappelé qu’en 6 ans, la production de maisons individuelles en zones aménagées avait reculé de moitié, passant de 63663 logements en 2006 à 32992 en 2012. Soit une baisse bien supérieure à celle de l’individuel diffus (105391 en 2006, 76341 en 2012). Une aberration pour le syndicat quand on sait que l’individuel diffus consomme 4 fois plus de terrain que l’aménagé (9800 ha en 2012, contre 2480 ha).

Prix en baisse

Le prix des parcelles a en moyenne légèrement baissé depuis 2006. Alors qu’il fallait compter 85216 euros en 2006, il ne fallait plus que 83.834 euros en 2012, sur le seul échantillon des terrains aménagés et vendus par les professionnels. On notera toutefois que les prix diffèrent suivant les zones géographiques (Scellier): 71206 euros en zone C, 92809 euros en zone B2, 127443 euros en zone B1, et 171295 euros en zone A pour les parcelles aménagées. Dans ces deux dernières zones, on a assisté à une baisse des prix des parcelles de l’ordre de 10.4% et 9.5%. En outre, ces derniers notent que la densité a nettement augmenté depuis 2006, à 31.1 logements par hectare en 2012 pour les zones d’aménagements mixtes, contre 24.7 en 2006.

Sur des parcelles de taille équivalente à l’individuel groupé, le syndicat note que l’on trouve des maisons plus grandes et moins chères en individuel aménagé. En prenant en compte le prix de la parcelle à 85.000 € et une maison de 105 m² à 120.000 €, le prix de revient total s’établit à 205.000 €, soit un peu plus de 1.950 €/m², garage inclus. En individuel groupé, note le syndicat, le 4 pièces de 86 m² est à 262.000 €, soit plus de 3.000 €/m² habitable, garage inclus. Et pour un 5 pièces de 105 m², il faut prévoir un budget de 320.000 €. De même, dans le collectif, en secteur périurbain, le 4 pièces de 83 m² à 252 000 €, soit 3.000 €/m² en moyenne, avec parking.

Pour faire face à la crise actuelle du logement, le syndicat propose ainsi de créer un choc foncier par un changement radical de fiscalité sur les plus-values de cessions de terrains à bâtir. Le syndicat propose également de prévoir au niveau des PLU intercommunaux des zones d’aménagement qui permettent de programmer une mixité de produits alliant mixité sociale et mixité générationnelle. Il veut également relancer la primo-accession par l’élargissement des conditions d’éligibilité à l’amortissement différé du PTZ +, et une TVA à 5 %.






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