<p>Pose de la première pierre de l'îlot Saint Joseph, avec au centre Gérard Collomb, Jean François Carenco, et Norbert Dentressangle (SDH/LPI)</p>
Norbert Dentressangle, Gérard Collomb, et le préfet Jean-François Carenco ont posé ce matin la première pierre de la première du programme de reconversion de l’îlot Saint Joseph.
Grosse affluence pour le programme immobilier de reconversion des prisons Saint Joseph. Une foule dense, composée en grande partie d’officiels et de professionnels de l’immobilier, s’était en effet pressée dans la grande cour de l’ex prison Saint Joseph, pour assister à l’évènement qui réunissait Norbert Dentressangle, président de Dentressangle Initiatives, Gérard Collomb, sénateur maire de Lyon, et le préfet de Région Jean-François Carenco.
Après une phase de démolition entreprise au second semestre de l’année dernière, la reconversion des prisons est désormais en phase active, la première pierre marquant traditionnellement le début des travaux de construction. Une phase qui devrait durer 24 mois, jusqu’à sa livraison courant 2015.
"Une nouvelle vie"

Denis Broliquier, le maire du 2ème arrondissement, a salué la décision de l’ancien préfet Giraud d’avoir organisé un appel à projet pour ce site, qui avait un temps fait l’objet d’une réflexion quant à une possible destruction.
« Avec le temps, chacun a pu se faire à l’idée d’un avenir, d’un nouveau départ, d’une nouvelle vie, pour ce lieu pourtant chargé d’une si lourde histoire » a indiqué Denis Broliquier.
Norbert Dentressangle, le président de Dentressangle Initiatives, a indiqué que le projet avait passionné son groupe à deux titres. « D’abord le projet lui-même : reconvertir un ensemble carcéral plus que centenaire situé au centre de Lyon, pour en faire un nouveau pôle de vie riche de sa mixité sociale, ouvert sur la ville(…)
Ensuite, nos équipes ont été passionnées parce que ce challenge que constitue la conduite de ce projet complexe s’inscrit parfaitement dans notre positionnement, et pour lequel il faut démontrer des valeurs de créativité, de rigueur, une forte capacité d’écoute, et faire preuve de réactivité pour faire face aux aléas» a-t-il indiqué.
"Étape symbolique"

Gérard Collomb a quant à lui salué cette reconversion, comme une étape symbolique du développement de notre cité. « Transformer un lieu d’enfermement en un espace de vie ouvert sur le reste de la ville, où les femmes et les hommes pourront habiter, travailler, circuler librement, ce n’est pas un acte banal. Victor Hugo disait ‘lorsque on ouvre une école, c’est une prison que l’on ferme’. Ici nous ne sommes pas dans la symbolique, nous sommes dans la réalité !».
Jean François Carenco s’est pour sa part félicité, sous forme d’une boutade de la vente d’un tel actif. «Je suis content d’être ici car c’est moi le vendeur, et je l’ai bien vendu » a indiqué le préfet de région.
Il a notamment remercié le promoteur d’avoir gardé la galerie reliant les deux prisons, à l’intérieur de laquelle l’artiste Didier Chamizo, alors emprisonné avait réalisé avec des codétenus des œuvres d’art. « Je crois que le double objectif de valorisation financière du foncier de l’Etat et la mise en place d’une procédure garantissant le respect du patrimoine, la cohérence urbaine, et la poursuite de l’avenir a été atteint » a noté le préfet.

Tous se sont par la suite dirigés vers la première pierre symbolique, pour la découvrir de sa toile rouge la recouvrant. Dès lundi, les travaux de construction de ce nouvel ensemble immobilier pourront commencer…
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Font plaisir à voir les BabyBoomers, tout sourire dès qu’on discute caillasse.