L’immobilier, actif rentable ?

Selon une étude réalisée par Asteres pour Meilleurtaux, l’immobilier est un actif rentable sur longue période.

L’immobilier reste un actif rentable sur longue période. C’est en substance le résultat d’une étude réalisée par Asterès sur la période 1983-2013 pour le compte du courtier en crédit immobilier Meilleurtaux.com. Le cabinet d’études économiques a en effet comparé différents actifs, dont l’immobilier, pour en déduire quels étaient ceux dont la rentabilité était la plus élevée sur longue période.

L’immobilier, depuis les années 90, reste l’un des placements les plus rentables, si on le compare à la Bourse, aux obligations d’Etat, ou encore à l’or. « Depuis la seconde moitié des années 1990, l’achat immobilier a été le plus rentable des placements étudiés. Porté par la croissance des prix immobiliers et la baisse des taux d’emprunt, le rendement d’un logement détenu 10 ans s’est accru jusqu’en 1999 » indique Asterès, qui nuance toutefois en précisant que « l’atonie des prix qui perdure depuis 2008 a affaibli le rendement des achats immobiliers effectués après 1999 ». Mais malgré cela, « la rentabilité des acquisitions réalisées entre 2000 et 2003 est demeurée nettement supérieure à celles des autres placements étudiés » note le cabinet.

Les rendements boursiers moins attractifs depuis 10 ans

En comparaison, note Asteres, « le rendement d’un portefeuille d’actions reproduisant les performances du CAC 40, et détenu pendant 10 ans, a fortement fluctué de 1980 à 2003. Bien que volatile, le rendement s’est toutefois maintenu à des niveaux élevés jusqu’en 1998 ».

Le cabinet souligne en outre que, en tendance, les placements en actions réalisés en 2000, 2001 et 2002, pour une période de 10 ans, ont offert une rentabilité zéro, et que la rentabilité d’un investissement en actions s’affaiblissait depuis les années 1980 (précision méthodologique : dans son étude, Asterès note que les dividendes ne sont pas réinvestis).

L’or est également un placement rentable sur les dernières décennies, surtout depuis 2005. « La conservation d’or seulement pour une période de 10 ans est devenue une opération rentable seulement à partir de 1995. De 1999 à 2003, l’or a été l’investissement le plus rentable derrière l’immobilier » fait remarquer Astérès.

Ce dernier souligne en outre les risques liés aux prix immobiliers, la crise de 2008-2009 ayant « mis un terme à la frénésie des prix ». « A la fois l’intensité et le sens de leur évolution au cours des prochaines années sont désormais hautement incertains » note Asterès, qui fait remarquer que les conditions de financement sont aujourd’hui très favorables, avec des taux historiquement bas, pouvant « difficilement baisser davantage ». « Par ailleurs, les durées de crédit se contractent en tendance depuis 2008 car les banques sont à présent soumises à une réglementation prudentielle (Bâle 3) plus stricte qu’auparavant. Dans ce contexte, une croissance atone des prix immobiliers sur plusieurs années est un scénario vraisemblable . Celui d’une contraction des prix, rapide ou lente, n’est par ailleurs pas à exclure » parie Asterès.






Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.

Commentaires

1. achetez dans le neuf: ptz + encore tres intéressant!
2. pensez a vous faire parrainer par un particulier déjà propriétaire du même promoteur : parfois plusieurs milliers d’euros à gagner!

Signaler un abus

Conclure que les acheteurs en bas de cycle ont eu une bonne rentabilité après une période de surinflation immobilière n’est pas vraiment un scoop,il est juste dommage que la conclusion de l’article soit dans la première phrase : « L’immobilier reste un actif rentable sur longue période »
alors que le dernier paragraphe présente une probabilité de contraction/stagnation des prix sur le long terme également.
l’article aurait du s’appeler « l’immobilier ça eut payé… mais ça paie plus » comme le dirait un certain fernand

Signaler un abus
Laisser un commentaire

(requis)

(requis)


Le marché de l’immobilier très actif au 1er semestre

null
A fin mai, 1.130.000 ventes de logements anciens étaient dénombrées sur 12 mois. Mais si les ventes augmentent, de nouvelles typologies de biens et zones géographiques sont prisées. A Lyon, la tendance des prix reste haussière.


Le marché immobilier au beau fixe au premier semestre

La FNAIM a dressé mercredi un bilan du marché immobilier au premier semestre, tant en termes de prix que d’activité. Les villes moyennes sont particulièrement recherchées.


L’habitat, plus que jamais au centre des préoccupations des ménages

nullBPCE faisait un point trimestriel complet sur le marché immobilier résidentiel en cette fin de premier semestre 2021.


Retour de la tension sur le marché immobilier, selon Meilleurs Agents

Selon le baromètre mensuel du site d’estimation immobilière en ligne, la demande est de retour, avec un « stock d’acquéreurs en pleine reformation ».


Les prix de l’immobilier en nette hausse en France… et à Lyon

nullL’indice INSEE-Notaires a été dévoilé ce jeudi et montre une nette progression des prix en France, tant sur le trimestre que sur un an.


La hausse des prix de l’immobilier se poursuit en Auvergne-Rhône-Alpes

Selon LPI-Seloger, la progression des prix des logements reste rapide, tant au niveau national que local, et ce en dépit d’un nouvel affaiblissement provoqué par le troisième confinement.


Des hausses de prix de l’immobilier sensibles à Lyon et Valence

Selon le dernier baromètre mensuel des prix LPI-Seloger, les hausses de prix approchent de 10 % à Saint-Etienne, Lyon, Clermont-Ferrand, Villeurbanne et Chambéry. La hausse atteint 15% dans la préfecture de la Drôme.


Dans 5 arrondissements sur 9 à Lyon, la hausse de prix de l’immobilier dépasse 10%

C’est ce que révèle le dernier baromètre LPI-Seloger, publié il y a quelques jours.


Immobilier : le réseau Guy Hoquet évoque une année 2021 record

nullLe premier trimestre 2021 a confirmé, selon le réseau Guy Hoquet la résilience de l’immobilier face à la crise sanitaire. Les volumes de transactions sont quasiment historiques.


Selon Century 21, l’activité immobilière s’est accélérée au 1er trimestre

Century 21 a fait part, mercredi, de chiffres de ventes dépassant les niveaux enregistrés en 2019, année jusque-là considérée comme exceptionnelle.


« Le principe de réalité est en train de peser sur nous »

Henry Buzy-Cazaux est le président de l’Institut du management des services immobiliers (IMSI). Nous évoquons avec lui la remontée des taux et son impact sur le marché immobilier, ainsi que les autres éléments qui pourraient affecter ce dernier.


Hausse des prix de l’immobilier dans les départements de Rhône-Alpes

Les notaires de Rhône-Alpes ont fait état de leur note de conjoncture trimestrielle.


Immobilier: des prix en hausse à Lyon dans 8 arrondissements sur 9

Le dernier baromètre LPI-Seloger a fait part d’une accélération de la hausse des prix dans l’ancien.


A Lyon, des hausses de prix de 11,3% en 2020, selon LPI-Seloger

Selon le baromètre, le m² dans la capitale des Gaules atteint 5.707€ le m² en moyenne dans l’immobilier ancien, et flirte avec les 7.000€ le m² dans certains arrondissements.


Petite baisse des prix à Lyon, selon Meilleurs Agents

nullMeilleurs Agents a fait part de son baromètre national mensuel.